Aënéas "Aën", fils de Boisfranc
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Mer 5 Sep - 21:41

Dans la Vraie Vie


> Pseudo : GroovyGoblin
> Prénom : Gabriel
> Age : Vingt ans de corps, mais pour le reste, difficile à dire...
> Job : Étudiant, moniteur en éducation spécialisée à temps partiel
> Hobbies : Jeu de rôle, lecture, jeux vidéo, écriture
> Autres : J'ai un humour assez étrange auquel les gens doivent généralement s'habituer. Ne prenez pas ce que je dis hors-jeu au sérieux, car ce l'est rarement.

> Comment as-tu connu le forum ? J'ai commencé à chercher sur un forum sur lequel je suis déjà en cliquant sur un partenaire, puis un partenaire du partenaire, puis... enfin, éventuellement je suis tombé ici. Le design et la présence d'une chatbox m'ont conquis.
> Code Règlement ? OK (Kord')


Personnage




> Nom : Aënéas, fils de Boisfranc
> Surnom : Aën
> Race/Classe : Humain Mage
> Age : 16 ans

Apparence


Aën était si différent de son père que beaucoup, à sa naissance, auraient pu croire qu'il était issu d'une union adultère. Or, sa mère était considérée comme une véritable sainte à travers le village de Honfleur dans lequel il est né, et personne n'a passé de commentaires qui auraient pu remettre cette réputation en question. On accepta bien vite le fait que le jeune garçon était tout simplement une sorte de mauvaise blague de la nature. Petit, maigrichon, frêle, à la peau incroyablement pâle et au visage constellé de taches de rousseur, les yeux couleur émeraude et les cheveux d'un roux orangé flamboyant et impossible à ignorer, il n'avait (et n'a toujours) absolument rien en commun avec les bûcherons à la peau brune, aux cheveux bruns et aux yeux bruns qui composent la quasi-totalité de son arbre généalogique. Ses traits faciaux sont plutôt communs et, sans être laid, il est aussi loin d'être beau, ses oreilles décollées de sa tête et son nez légèrement bossu lui donnant un drôle d'air.

La façon dont il se comporte et se déplace ne fait que renforcer cette impression qu'il projette d'un pauvre être maigrichon et sans défense : ses mouvements sont maladroits, hésitants, et il semble constamment prêt à reculer dès que quelqu'un l'aborde, incroyablement nerveux. Pour empirer le tout, les vêtements qu'il porte, gracieuseté de l'académie de magie dont il a été renvoyé, sont trop grands pour lui, et ses mains s'empêtrent dans les manches de sa robe d'apprenti vert forêt. Un chapeau pointu à large bord de la même couleur orne le haut de sa tête, vissé aussi bas que possible pour cacher toutes traces de ses cheveux roux qui sont, eux, rasés autant que possible. De vieilles sandales en décrépitude dépassent parfois du bas de son vêtement.

Son sceptre de magicien est une sorte de grosse branche glorifiée, grossièrement taillée, qui témoigne de son total manque de talent en artisanat. Le jeune homme est aussi constamment suivi par un chat roux légèrement obèse au poil long qui semble avoir beaucoup de plaisir à le taquiner.

Personnalité


Aënéas a, dès les premiers jours de sa vie, appris à vivre dans un monde rempli d'attentes trop élevées pour lui et qui, par conséquent, le condamnait à l'échec. Cependant, le garçon démontrait une intelligence remarquable. Très futé, il lui arrivait de venir à bout de problèmes dont la solution échappait à ses confrères paysans, mais sa personnalité craintive et peu sociable fit en sorte qu'il eut rarement la chance de démontrer cette intelligence. Constamment tourmenté par les autres jeunes garçons du village, Aënéas est devenu un pleutre qui fuit devant le moindre danger et qui est incapable de recourir à la violence pour se défendre. La vue du sang le répugne et il a le coeur extrêmement sensible, facilement chamboulé par ce qu'il voit ou ce qu'il entend.

Cependant, derrière cette personnalité couarde et dénuée de confiance en soi se cache un être d'une bonté indéniable qui refuse d'abandonner une juste cause. Derrière tout ces défauts, il y a cette volonté ferme et invincible de faire le bien. Aënéas rêve de devenir un puissant héros pour pouvoir aider les habitants de Farghestan à combattre le mal sous toutes ses formes et c'est ce rêve qui lui permet de poursuivre sa vie d'aventurier malgré ses nombreux et constants échecs personnels, ses faiblesses nombreuses et sa totale incapacité à aborder les membres du sexe féminin sans bafouiller.

Partie Historique


Dans un petit village comme Honfleur, dans lequel les distractions n'abondent pas, beaucoup de gens aiment bien célébrer la venue d’évènements inhabituels dans le simple but de se donner quelque chose à faire. Ainsi, on célébra la naissance des premiers jumeaux d'une génération, ou la venue du premier nain dans la communauté. Cependant, aucune célébration ne fut faite pour le petit Aën, premier fils du menuisier local Éphrem "Boisfranc", malgré le fait évident et indéniable qu'il était le premier et le seul enfant roux à naître au sein de la communauté. On avait vu des bruns, des blonds, des auburn ou même des noirs, mais jamais la population du hameau reclus n'avait-elle vu un enfant aussi roux naître sous une de ses chaumières.

Évidemment, ce fut grâce à ce trait inhabituel que tous reconnurent le jeune homme, et on se mit vite à l'appeler "le roux" plutôt que par son nom véritable, jugé beaucoup trop étrange et compliqué, choisi par sa mère pour honorer un héros oublié qui, semblait-il, se trouvait dans son arbre généalogique. Les autres enfants du village virent là une raison d'intimider et de narguer sans arrêt le pauvre Aën qui, petit, maigre et peureux, ne se défendait jamais.

Puis, le jour où son père commença à le former vint. Dès l'âge de six ans, Aënéas eut à apprendre les bases de la menuiserie, mais s'en montra vite complètement incapable. Il n'avait aucune force, aucune détermination, et ses gestes étaient plus maladroits que ceux d'un vieillard dansant sur des échasses au milieu d'un marécage en tenant des seaux remplis d'eau. Chaque fois qu'il entrait dans l'atelier, il causait invariablement un désastre, et chaque leçon, chaque sermon de son père était oublié dès la session suivante. Il n'apprenait pas, ne s'améliorait jamais et, surtout, n'avait aucune volonté pour un tel ouvrage. Un an plus tard,, son père abandonna tout espoir de faire un homme d'Aën et concentra ses efforts sur le nouvel enfant, reniant son fils roux. Sa mère s'opposa farouchement à ce que le jeune garçon soit chassé de la demeure, et il y resta pendant quelques années encore, mais à l'âge de douze ans, Aën fut forcé d'admettre qu'il était un incapable. Il ne pourrait jamais devenir menuisier, manquait la force de travailler aux champs et n'avait pas l'érudition ou les connaissances requises pour développer son intelligence naturelle.

Le jeune garçon passait donc ses journées entières à ne rien faire, endurant les sermons colériques de son père qui lui hurlait de se rendre utile sans pouvoir y changer quoi que ce soit. Ses seuls moments de réconfort étaient ceux qu'il passait avec sa mère, toujours gentille avec lui, qui lui racontait des histoires avant qu'il ne s'endorme. Ces histoires éveillèrent son imagination comme rien d'autre ne le fit et, s'il était incapable de concevoir un simple tabouret dans l'atelier de son père, il n'avait aucun mal à visualiser les scènes de batailles épiques, les braves héros et les monstrueuses créatures que sa mère lui décrivait. Ses histoires le firent rêver, lui donnèrent l'espoir qu'il pourrait, un jour, devenir quelqu'un de bien, d'utile, voire même d'héroïque, sans avoir à fabriquer des chaises ou des meubles pour le restant de ses jours.

Lorsqu'il s'endormait, il rêvait parfois qu'il était un héros, combattant des hordes de démons et de bêtes maléfiques pour sauver la veuve et l'orphelin. Parfois, il était le guerrier sans craintes, puissant et infatigable, qui tranchait les têtes des viles créatures en un seul mouvement. Sinon, il était l'archer rapide et agile qui criblait ses ennemis de flèches sans leur laisser le temps de réagir, ou encore le prêtre qui dirigeait la foudre de son dieu sur les hérétiques et les abominations. Parfois, il était le magicien, maître des éléments, qui déformait la réalité à sa guise pour mieux la refermer sur ses adversaires, faisant pleuvoir des averses de flammes sur les êtres maléfiques. Chaque soir était une aventure, une vie meilleure... et dans ces rêves glorieux, jamais, une seule fois, le jeune garçon n'était roux.

Or, le jour vint où il fut impossible de vivre dans des rêves de gloire et d’héroïsme. Le jour vint où, à douze ans, il était toujours Aën l'incapable, Aën le faible, Aën le roux, et même sa mère ne pouvait pas le nier. Il était une cause perdue. Après une dispute de trop avec son père, le jeune garçon fut jeté hors de sa demeure, déshérité, et on lui hurla de ne plus jamais revenir.

Les mois passèrent, et plus personne ne revit Aën. On disait qu'il s'était enfui dans la forêt et qu'il était mort, incapable de subsister dans la nature sauvage. Lors d'une excursion pour aller trouver du bois, cependant, son père découvrit éventuellement quelque chose d'incroyable : une immense maison faite de bois en plein centre de la forêt qui, assurément, n'était pas là avant. Le tout était d'une qualité incroyable, oeuvre d'un maître à n'en pas douter. Éberlué, le menuisier alla cogner à la porte de la demeure pour demander au propriétaire quand il avait fait construire cette bâtisse, mais il manqua de tomber dans les pommes lorsqu'il vit son fils lui répondre. Lui demandant ce qu'il faisait là, le père d'Aën se fit répondre une chose absolument absurde : "Mais c'est moi qui a bâti la maison, père! J'étais un magicien et j'ai tout bâti tout seul, par magie!"

C'était impossible. Toute cette situation n'avait absolument rien de logique, de rationnel : la maison faisait trois étages de haut, remplie de pièces de mobilier et de décorations, toutes faites de bois. La forêt qui l'entourait avait disparu sur une énorme distance, comme si quelqu'un avait coupé tout les arbres qui s'y trouvaient pour construire la demeure. Ça n'avait pas de sens. Un tel chantier aurait duré des années, et pourtant, personne ne l'avait remarqué, pas même lui. Ça ne pouvait être qu'une chose : de la sorcellerie. Voilà. C'était bel et bien de la magie.

Le père, confus, alla montrer la maison à tout le monde dans le village, et tous s'accordèrent pour dire que tout cela n'avait aucun sens, que la magie avait quelque chose à y voir. Aux yeux de beaucoup, tout tomba sous le sens : le seul enfant roux du village était né ainsi parce qu'il avait, élu par le destin, reçu des pouvoirs magiques à la naissance. Tout cela expliquait son aspect inhabituel et cet évènement inexplicable. Beaucoup suggérèrent qu'il fallait l'envoyer là où les mages avaient leur place : à une académie de magie. Les paysans avaient désormais peur d'Aën et en parlaient comme d'un être dangereux et, très vite, on demanda à son père de le reconduire à une école pour mages où il serait loin d'eux, où il ne poserait aucun danger pour personne.

Contraint de se soumettre au jugement de ses pairs, Éphrem "Boisfranc" décida de reconduire son fils à travers la forêt jusqu'à Château-Rouge, au conservatoire de magie, pour l'y laisser. Il fut forcé de vendre beaucoup de ses possessions pour payer les études de son fils à contrecœur, demandant le support des autres habitants qui, eux, n'étaient pas riches non plus. Apprenant qu'il allait entreprendre ce voyage, le jeune garçon était aux anges, croyant qu'on venait enfin de lui offrir la promesse d'un avenir meilleur, d'un pouvoir immense qu'il pourrait utiliser pour devenir un héros, comme dans les histoires de sa mère. Sans un regret, il fit ses adieux à ses parents et se prépara pour le rude voyage à venir.

Puis, laissé au conservatoire, découvrant les mille splendeurs de Château-Rouge, Aën débuta son entraînement. Pour la première fois de sa vie, il était optimiste, persuadé qu'il allait accomplir son destin à cet endroit. Ses échecs furent catastrophiques. La moitié de ses sorts lui explosaient à la figure, faisant de lui un véritable danger public. Il n'avait aucune adresse pour faire les mouvements complexes des incantations, aucune confiance pour énoncer les paroles magiques. S'il avait une mémoire incroyable et une capacité surhumaine à assimiler les connaissances, il n'en demeurait pas moins un mage qui connaissait ses sorts sans être capable de les jeter, un érudit qui agitait son bâton dans tous les sens dans l'espoir que les flammes qui en jailliraient n'iraient pas mettre le feu aux rideaux.

À seize ans, Aën fut recalé une fois de trop. Il n'était plus un danger public et avait même réussi tous ses examens théoriques, mais la pratique était une catastrophe à chaque essai et éventuellement, on le jeta hors de l'académie. Laissé à lui-même dans les rues de Château-Rouge, Aën contempla les options qui s'offraient à lui. Rentrer chez lui? Non, son père n'accepterait jamais son échec. Il n'était pas non plus question de s'essayer à une autre école de magie : il n'avait pas un sou. Il lui fallait gagner de l'argent, trouver un travail, ne serait-ce que pour assurer sa survie.

Il n'avait plus vraiment le choix. Il allait devoir devenir un héros, qu'il risque sa vie pour la veuve et l'orphelin... qu'il le veuille ou non. Roux ou pas.

Récapitulatif & Détails


> Origine : Honfleur, un hameau de Calme-Plaines qui borde une petite forêt
> Famille et Relations : Aucune pour l'instant
> Possessions : Un bâton de bois pour jeter des sorts, un grimoire, une robe de mage et un chapeau d'apprenti, un chat obèse roux nommé Simba comme familier
> Qualités, Talents : Intelligent, juste, bon, déterminé
> Défauts : Peureux, frêle, faible, timide, capacités magiques plutôt instables




Dernière édition par Aënéas le Jeu 6 Sep - 13:55, édité 1 fois
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