Feu et Acier.
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MalkarConteur Masculin Messages : 419
Inscrit le : 26/04/2013
Mar 30 Avr - 11:32
Hautedune se dressait à l'horizon, fière, ombrageuse et imposante. Harassé par un voyage long et particulièrement monotone, Malkar pressa le pas afin d'atteindre la ville au plus vite. Il espérait trouver, dans cette vieille ville de magie, d'anciens secrets mystiques et peut-être même quelques volontaires pour le Pic Noir.
Enfin, il atteignit la ville. Si on pouvait appeler ce royaume de crasse une ville. Il leva les yeux et dû se rendre à l'évidence, plus on montait, plus la ville devenait belle. Les plus hauts quartiers étaient rayonnants, comme si ils étaient rehaussés d'or et de joyaux. L'endroit où il se trouvait, lui, était visiblement le quartier le plus pauvre qui n'était guère sublimé par autre chose que la boue. Il erra quelques temps parmi les nombreuses habitations grossières, perd... momentanément égaré.

- Embrassez la vraie foi, misérable hérétiques ! Seul notre dieu vous sauvera de votre misérable existence !

Sur une petite place, un homme au visage caché sous un masque de cuir et portant une bure noire barrée verticalement d'une bande rouge était occupé à prêcher auprès d'un petit public d'une dizaine de personnes. Et il y mettait du coeur, le bougre. Soudain, il pointa du doigt une femme qui faisait mine de s'éloigner du groupe.

- Raah, chienne d'hérétique ! Massacrez-là !

Certains des hommes qui accompagnaient le prêtre, des gros bras à la mine plus que louche, s'emparèrent de bâtons et se mirent à battre la pauvre femme.
Malkar n'était certes pas un humaniste, mais il y a certaines limites à ne pas dépasser, c'est ainsi que trois des hommes embrassèrent la profession courte et douloureuse de torche humaine. Cinq homme vinrent rapidement soutenir les deux survivants et tous dégainèrent leur cimeterre pendant que la foule, moyennement convaincue par le prêtre fanatique, se dispersa rapidement. Malkar incanta rapidement un sort qui fit jaillir de la terre des pointes de boue solidifiées qui transpercèrent deux des hommes courant à sa rencontre.
Se rendant bien compte qu'ils venaient de perdre la moitié de leurs effectifs en quelques minutes, l'un des hommes se tourna vers le prêtre et l'implora de fuir. Ce qu'il fît avec empressement.
Une boule de feu impressionnante incinéra deux hommes de plus et en brûla gravement un troisième qui eut la présence d'esprit d'entamer la manoeuvre dite du "replis stratégique sur des positions préparée à l'avance", aidé en cela par ses deux complices. Malkar décida que la poursuite du prêtre primait sur le reste et suivit donc la piste jusqu'à une étrange maison à deux étages, assez large et visiblement bien mieux épargnée par la saleté que les autres bâtisses du quartier. Sur l'imposte de la lourde porte en chêne figurait une étoile et un croissant de lune peints en rouge.







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Aedis DarrekAventuriere Féminin Messages : 255
Age : 22
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Mar 30 Avr - 12:03
    Aedis n'aimait pas Hautedune : cette ville lui donnait froid dans le dos, avec ses tours vertigineuses, ses noirs nuages hantant les hauteurs de l'agglomération et son ambiance mystique et renfermée. Jamais elle ne serait venue d'elle-même dans cette cité qu'elle considérait comme triste et pauvre : ainsi décida-t-elle de récupérer ce qu'elle était venue chercher, et de repartir au plus vite. Habituellement, après avoir terminé un contrat de mercenariat -ce qui était là le cas en ce moment- elle allait dans la taverne ou l'auberge la plus proche, et dépensait quelques piécettes pour une ou deux pintes de bière. Là, elle n'en avait aucune envie : l'aura sombre des mages pesait sur ses épaules depuis son entrée dans l'enceinte fortifiée, et elle s'imaginait pas boire un coup dans cet endroit sinistre, où elle voyait bien les soulards avoir des traits émaciés et des yeux désespérés. Très peu pour elle : les auberges se devaient d'être lumineuses, joyeuses, et pourvues d'être assez forts pour qu'on s'amuse en cas de bagarre générale. Rien de ce qu'elle s'imaginait pouvoir trouver ici.
    En bref, elle devait arriver, donner les preuves de la réussite de la mission, prendre l'argent, et, très vite, partir vers d'autres aventures : pas question de s'éterniser ici. Elle avait rendez-vous dans un quartier de la ville basse, ce qui ne la réjouissait pas outre mesure. Dès qu'elle descendit les marches jusqu'aux premières masures, elle fut assaillie par des gosses faméliques, lui demandant l'aumône tout en palpant plus ou moins subtilement ses poches. Elle avait pris ses précautions, et tous ses biens étaient cachés dans sa besace, sous ses vêtements : pas question que les petites mains ne subtilisent ce qu'elle avait durement gagné. Agacée, elle finit par distribuer quelques baffes, et la nuée d'enfants se dissipa, laissant la chevaleresse tranquille. Elle souffla, rassurée, avant de se rendre compte qu'il y avait quelque chose qui clochait : si ce n'était les quelques gosses qui chouinaient derrière les murs, il n'y avait personne. C'était étrange, et une angoisse sourde naquit dans l'estomac de la jeune femme, qui se figea sa main sur la fusée de son épée : il était hors de question qu'il lui arrive quoique ce soit dans les rues malfamées d'une cité aussi sombre qu'Hautedune. Et malgré toutes ses appréhensions, elle parvint au lieu de rendez-vous, une cave charbonneuse d'une bicoque de fortune, sans aucun problème.
    Elle en ressortit un quart d'heure plus tard, bourse bien remplie, un air de satisfaction sur le visage. La rue était toujours aussi vide... Si ce n'était un des gosses qui passa soudainement, comme une flèche, le long de la ruelle, avant de se diriger vers des éclats de voix qu'Aedis ne faisait que distinguer. Malgré sa folle envie de s'en aller, la jeune femme était trop curieuse -et aventureuse- pour laisser passer ceci. Elle se dirigea donc elle aussi vers la source du bruit, pour finalement découvrir la quasi-totalité du quartier pauvre réuni pour écouter un homme, debout sur une table aux pieds branlants. Il avait l'air misérable, avec son cou trop long, ses joues et ses orbites creusés, ses bras maigrelets et sa face diaphane : il n'était que l'ombre d'un homme au crâne dépourvu de cheveux, si ce n'étaient les quelques touffes jaunies, vagues souvenirs d'une tignasse blanche. Ses joues étaient mal rasées, et seul son regard contrastait dans cette pâle figure maladive : c'étaient deux billes brillantes, d'un bleu que l'on qualifierait aujourd'hui d'électrique, mais qui paraissait démoniaque à Aedis. Ce petit être chétif était impressionnant, quoiqu'il flotte misérablement dans sa bure brune. Celle-ci était neuve, immaculée, et en son centre trônait une étoile et une lune croissante, d'un rouge cramoisi et éclatant. Ce motif était répété sur le torse et les épaules de deux hommes à la stature imposante, habillés de cuir noir. Ils étaient plus grands qu'Aedis, et la jeune femme observa leur manège discrètement, pendant que le petit homme malingre exhortait la foule à croire, et à donner au nom de son Dieu. Le culte n'avait pas l'air officiel, et la chevaleresse s'étonnait que les mages laissent ainsi des inconnus d'un culte obscur marcher sur leurs plates-bandes ; mais sans doute n'avaient-ils aucune revendication à propos du bas peuple...
    Dégouttée par les hommes et les femmes qui donnaient volontairement, apitoyée par ceux qui étaient forcés à lâcher quelques pièces sous la menace des gorilles, la chevaleresse allait faire demi-tour et s'en aller quand l'un de deux géants attrapa son bras, et la regarda d'un air menaçant :


      - Tu ne donnes rien, hérétiques ? Habillée comme tu es, nul doute que tu as plus d'argent que les pouilleux qui vivent ici.

    Le jaugeant très rapidement, la demoiselle prit appui sur son pied droit, et pivota sur elle-même. L'homme, emporté par sa propre masse, alla s'écraser un peu plus loin, l'ayant lâché sur le coup de la surprise. Il se releva, et son compagnon le rejoignit. Aedis n'avait aucune envie de salir sa lame, aussi décida-t-elle de répliquer à main nue... Jusqu'à ce qu'elle voit qu'eux sortaient chacun deux poignards, sans hésiter. Ils voulaient jouer ainsi ? Aedis était douée pour ça, il ne fallait pas en douter. Aussi dégaina-t-elle à son tour sa lame, et eut un sourire un peu fou, avant de se diriger vers le garde du corps le plus proche.
    Ils entamèrent le combats sans grande conviction, alors que la demoiselle était survoltée. Les passants s'enfuyaient pour certains, les encerclaient avec curiosité pour d'autres. Lame virevoltante et agile, surtout en comparaison de deux loubars qui étaient plus impressionnants que doués, la chevaleresse parvint à s'en défaire sans encombre : le premier finit égorgée contre le pavé, son sang se mêlant à la boue et à l'urine ; le second, main contre le ventre car blessé, s'enfuit lâchement dans une direction que la demoiselle ne retint pas... Ou plutôt, n'aurait pas retenu si le prêtre les accompagnant n'avait pas lâché un cri de donzelle, attirant l'attention de la guerrière, qui darda son regard empli d'ardeur vers lui. Il s'enfuit alors, terrorisé, courant en soulevant de manière ridicule le bas de sa bure, trébuchant à chaque pavé inégal.
    Aedis se mit à sa poursuite, freinée par son manque de connaissance des environs. Elle le vit toutefois s'engouffrer dans une maison un peu plus riche que celles des environs, un peu plus propre aussi. La porte se ferma très rapidement, et elle arriva devant la bâtisse, voyant avec surprise le motif de la bure du prêtre répété sur le linteau de la porte. Elle était au bon endroit... Et elle n'était pas seule : venait en effet d'arriver un géant, habillé d'un robe de mage aux tons rougeâtres, et visiblement bien plus riche que les habitants du coin. Elle se sentait minuscule à côté de lui, et évita d'appuyer le ridicule en essayant de paraître imposante : son épée encore ensanglantée faisait très bien le boulot. En le regardant quelques secondes, un peu distraitement, car plus absorbée par les évènements de la rue, elle lâcha quelques mots, un peu curieuse il faut l'avouer :


      - Vous n'avez pas l'air du coin... Vous connaissez les types qui se terrent là ?

    Il avait l'air aussi intéressé qu'elle par l'étrange habitation...







un domaine près de Château-Rouge
une épée bâtarde
pouvoir de changer la bière en eau de mer

semi-humaine / chevaleresse, 26 ans
"Je suis fière d'être ce que je suis... Si j'ai des regrets ? Oui, comme tout le monde. Mais mon domaine seul ne me satisferait pas. On me dit parfois que le mercenariat est une déchéance pour un chevalier. Je ne suis pas d'accord. Oooh ! Un dragon d'or par terre !"



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MalkarConteur Masculin Messages : 419
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Jeu 2 Mai - 21:52
Malkar examina la femme blonde un instant. Puis son épée ensanglantée. Sale journée pour les prêtres apparemment.

- Hmph, j'imagine que vous n'êtes pas avec eux. Et de toute évidence vous n'appartenez pas au ramassis de pouilleux qui habitent ici. Malkar, grogna-t-il en appuyant son propos d'un simple signe de tête.

Elle se présenta de même. Ces politesses terminées, il exposa rapidement son plan :

- A moins d'être totalement abrutis, ils savent qu'on arrive et je gage que l'entrée principale sera lourdement défendue. Je vais donc invoquer une quelconques bestiole pour faire diversion pendant qu'on les prend à revers. Pas d'objection ? Bien.

Malkar exécuta une série de geste complexes avec ses deux mains tout en psalmodiant d'une voix grave. Le résultat apparut rapidement : tiré de sa dimension d'origine, une étrange créature humanoïde à la peau tannée et au corps malingre mais suffisamment fort pour supporter une tête cornue ayant les dimensions (et sans aucun doute la solidité) d'un impressionnant pavois.
Assez content du résultat il s'autorisa un sourire et contourna la bâtisse en compagnie de la chevaleresse. Ils arrivèrent très vite à une seconde porte, plus discrète. Malkar ordonna mentalement à sa créature d'enfoncé la porte de devant pendant qu'Aedis faisait elle-même sauter la porte arrière d'un vigoureux coup de botte.







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Aedis DarrekAventuriere Féminin Messages : 255
Age : 22
Inscrit le : 22/01/2013
Ven 3 Mai - 6:14
    La demoiselle acquiesça dès les premiers mots de l'inconnu : être avec eux ? Elle n'avait jamais eu de sensibilité religieuse : ce n'était pas qu'elle ne croyait pas en l'existence d'un Dieu supra-humain, c'est qu'elle n'y avait même jamais pensé. Sans doute, si elle s'était penchée sur la question, se serait-elle déclarée agnostique. C'était l'attitude qui lui aurait semblé la plus rationnelle, sans aucune doute. Pour l'heure, elle s'en fichait, elle n'aimait simplement pas l'asservissement et la manipulation des foules. Elle ne s'improvisait pas tout à coup héroïne du peuple opprimé (on est neutre chaotique ou on ne l'est pas), mais elle été agacée par l'endoctrinement et l'absence de réaction des dirigeants. Étant donné ce que à quoi ressemblait leur QG, ainsi que la réaction du peuple, les fanatiques étaient implantés là depuis longtemps... Suffisamment longtemps pour avoir de l'influence, qui, Aedis s'en doutait, gagnait sans doute lentement mais sûrement, les classes un peu plus hautes de la société.
    Ensuite, c'était assez ironique qu'on ai pu pensé qu'elle appartienne à la populace de Hautedune, étant son rang et sa relative richesse. Même si elle n'aimait pas y toucher, cette richesse existait bel et bien. Mais Malkar avait vu juste : non, elle n'était pas une pouilleuse d'une ville fantôme dirigée par des mages abrutis et dictatoriaux.


      - Aedis Darrek. Enchantée.

    Elle sourit en regardant l'homme, qui reprit la parole rapidement. Bien, ce Malkar semblait être un homme d'action, comme elle... Même si il semblait avoir plus de jugeote que notre héroïne : elle-même serait entrée par la grande porte, au risque de finir pas tout à fait entière. Les risques du métier, on peut appeler ça comme ça.
    Elle fit une grimace quand il évoqua la magie, bien que sa tenue ai déjà renseignée la demoiselle. Elle n'aimait pas trop ça, trop imprévisible, trop destructrice : malgré tout son entraînement, si un mage quelconque s'amusait à la geler, que pourrait-elle faire ? Comprenez bien, elle n'a rien contre la magie en règle générale : elle n'aime simplement pas la magie dirigée contre elle, parce qu'elle ne la connait pas et ne sait pas comment s'en protéger. Un guerrier, elle pouvait gérer, elle savait comment réagir, comme anticiper les actions de son adversaire... Un mage c'était une autre histoire. Bref, on ne va pas s'éterniser sur la peur un peu panique qu'à la chevaleresse à l'idée d'affronter des sorciers. Heureusement, ces lavettes sont rarement aussi bien bâtis que Malkar, et les passer au fil de l'épée est assez aisé.


      - Aucune. Faites, j'observe.

    Et en effet elle observa. Mais plus que la magie, c'était son nouvel acolyte qui l'intéressait, et qui, il faut bien l'avouer, l'intriguait : il était grand, et avait un corps -ainsi qu'une mâchoires- bien carré. Des fragments d'une barbe naissante ponctuaient ses joues dures, mais son visage était harmonieux, et dégageait un charme qu'Aedis ne pouvait être identifier. Elle savait reconnaître le charisme bestial d'un guerrier aux longs cheveux longs, muscles saillant et bras couturés de cicatrices, et elle était un peu surprise de se retrouver là, aux côtés d'un mage dont elle ne savait rien (et si c'était un leurre ?) et qui lui semblait pourtant attirant. Elle secoua la tête, désolée d'avoir affaire à des hormones stupides qui se réveillaient alors qu'une baston était proche. Cette idée la tira de ses pensées inhabituelles, et elle suivit Malkar vers l'arrière du bâtiment, non sans jeter un œil surpris et impressionné à la créature qu'il avait invoquée.
    La porte était de mauvaise facture, la clanche branlante et la serrure vieillie : la façade du bâtiment ne semblait qu'apparence face au reste des murs, qui semblaient à l'arrière bien plus miteux. Pitoyable. D'un coup de bien bien placé, Aedis "ouvrit" la porte. Épée entre les mains , la demoiselle entra la première, prudente. Attiré par le bruit, un moinillon arriva, personnage grotesque et obèse. Il poussa un léger cri de castrat, et Aedis, presque par réflexe, fit voler sa lame en direction de la gorge de l'homme, qui tomba au sol en un gargouillis rouge sang. Il n'avait eu le d'attirer qui que ce soit, fort heureusement, et la jeune femme continua son chemin en direction... De quelque chose : elle marchait un peu au hasard. Un jeune homme passa devant eux sans les voir, cachés par l'embranchement du couloir, et Aedis lâcha d'une main son épée, pour attraper l'épaule de celui-ci, qui se retourna, surpris, avant d'être tiré vers le duo improbable. La chevaleresse plaça sa main sur la bouche du prêtre, habillé des mêmes vêtements que celui qu'elle avait vu un peu plus tôt, et le menaça de son épée :


      - On a quelques questions, et tu vas y répondre sans faire de bruit, compris ? Si tu hurles, tu es mort.







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MalkarConteur Masculin Messages : 419
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Ven 3 Mai - 23:09
Malkar planta son regard dur dans celui effrayé du prêtre et déclara d'une voix basse où grondait la menace :

- Nous avons peu de temps alors je vais être clair. Je pose les questions, tu réponds. Sans quoi même ton dieu ne saura m'empêcher de faire du reste de ta courte vie une torture inimaginable.

L'homme acquiesça du peu que le lui permettait Aedis. Le mage fît signe à sa compagne de relâcher légèrement son étreinte et reprit :

- Bien. Qui vous dirige et combien d'hommes y-a-t-il ici ?
- Nous... C'est le prêtre Salvan qui dirige notre modeste temple mais notre ordre obéit au grand-prêtre Beomis. Mais seul Salvan sait où se trouve Beomis, je le jure, monseigneur !


L'homme eut besoin d'un instant pour reprendre le contrôle de sa respiration.

- Il y a, poursuivit-il, une dizaine d'hommes rattachés à la protection du prêtre Salvan et de ses Jurateurs -ses hommes de confiances, ceux avec un masque de cuir- mais surtout, le grand-prêtre en personne a ordonné à l'un des quatre anges envoyés par notre Seigneur de veiller sur nous ! Allez-y, allez le trouver et implorer sa clémence ! Quand vous le verrez, engoncé dans son armure noire comme le néant qui vous attend, s'abattra sur vous la colère de Niehm !

A la peur avait visiblement succédé la folie et l'homme avait désormais une lueur dans l'oeil : celle du fanatique prêt à mourir pour son dieu. Malkar, estimant qu'ils avaient déjà passés trop de temps aussi exposés et qu'ils ne tireraient rien de plus de ce pauvre fou, saisit tête de l'otage et lui brisa la nuque d'un geste fluide et puissant.

- Imbéciles, souffla Malkar, s'ils pensent vraiment que Niehm est un dieu...

Il jeta un regard contrit à la chevaleresse. Elle n'avait sans doute aucune connaissances en démonologie mais ils n'avaient pas le temps de traiter de ce sujet à l'instant.

- Allez, il nous faut nous hâter. Je sens... quelque chose sous nos pieds. Si ce fameux Salvan sait vraiment où se trouvent leur grand-prêtre il est très important de le prendre en vie. Et de tuer tous les autres.







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Aedis DarrekAventuriere Féminin Messages : 255
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Lun 6 Mai - 9:57
    Aedis laissa à Malkar le soin de l'interrogatoire, lâchant simplement la bouche du fanatique pour attraper son épaule avec une poigne qui ne laissait pas de doute quand à la possibilité de s'enfuir. Le prêtre était trop famélique pour ne serait-ce qu'avoir la moitié de la force nécessaire pour se dégager de l'étreinte de la demoiselle. Peut-être aurait-il, s'il avait connu son destin, eut un sursaut de désespoir qui lui aurait permis de s'enfuir ; malheureusement pour lui, sa jeune tête était trop naïve et endoctrinée pour se rendre compte qu'il était condamné.
    La jeune femme écouta le "dialogue" entre le prêtre et le condamné avec patience, et finalement tout à fait ravie de la tournure que prenaient les choses : l'otage était mort, sans chouiner et alerter toute la maisonnée. Ceci dit, elle ne comprenait pas bien les tenants et les aboutissants de cette histoire, aussi posa-t-elle la question qui brûlait le bout de ses lèvres :


      - Si... Niehm ? N'est pas un dieu, alors qu'est ce qu'il est exactement ?

    Elle n'eut pas la réponse à sa question, mais plutôt un conseil : bouge-toi les fesses, ça sent le roussi. Compris capitaine, en avant toute, éradiquons les fanatiques, sauf le big boss, et à l'aventure.
    Alors, elle décida de faire quelque chose de très logique : aller regarder si le machin invoqué par Malkar était toujours là. Qu'il ai disparu ou non, elle s'en fichait : elle savait que la majorité des prêtres devaient encore se trouver là. Est elle n'avait pas tort.
    Ils étaient au niveau de l'entrée, une demi-douzaine d'hommes habillés de leurs vêtements de culte. Quels besoins avaient-ils maintenant, Aedis et Malkar, d'être discrets : de toute façon les deux hommes qu'ils avaient pourchassé avaient donné l'alerte... D'où l'invocation de l'affreuse bête par Malkar. Aedis se rua donc au milieu des prêtres, découpant indistinctement têtes, bras et jambes, à son grand bonheur. Ils n'opposaient presque aucune résistance, et la chevaleresse fut à peine griffée par les ongles d'un des hommes qui essayait de ne pas tomber sous ses coups. C'était très vite lassant, tout de même.







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MalkarConteur Masculin Messages : 419
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Mer 8 Mai - 22:28
Malkar contempla un instant la chevaleresse couverte de sang et tout sourire. Il n'avait même pas eu à l'aider, elle avait tué tout le monde en quelques instants et très facilement. Il haussa les épaules et se concentra sur la puissance ressentit peu avant, la remontant jusqu'à sa source toute proche. Une simple porte en bois donnait sur l'escalier descendant vers les entrailles de la bâtisse. Au fond d'un sous-sol faisant visiblement toute la superficie de la maison, se tenaient la dizaine de gardes promis par l'otage, accompagnés de quatre autres hommes, trois Jurateurs, au vu de leur masque, et un homme chauve au regard dur, sans doute le fameux Salvan. Et aussi, vision d'horreur, une créature (car cela n'avait rien d'un homme) dégageant une impression maléfique, revêtue d'une armure noire et imposante, parsemée d'arêtes tranchantes.
Les dix hommes d'armes dégainèrent comme un seul homme et se divisèrent rapidement en deux groupes : huit hommes firent face à Aedis et les deux autres se placèrent aux côtés de leur ange face à Malkar.
L'endroit été bien assez vaste pour que tous aient la place de ferrailler. De l'index pointé du mage partit un éclair aveuglant (le feu étant proscrit à moins de vouloir mourir brûlé ou enfumé) qui ne sembla même pas entamer l'armure noire mais s'y réfléchit en revanche à la défaveur des deux sicaires qui finirent au sol, pris de violente convulsions.

- Bâtard ! grogna le mage avant de tenter une autre approche. Il pointa ses mains, paumes en avant, vers la créature, un cône de froid en sortit, ne réussissant qu'à ralentir les mouvement de son monstrueux adversaire. La chose s'avançait, pas à pas, lentement mais sûrement, tout en dégainant une épée à l'aspect aussi torturé que celui de son armure. Plus que quelques trop courts pas au gout de Malkar, et la lame s'abattrait...







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Aedis DarrekAventuriere Féminin Messages : 255
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Jeu 9 Mai - 15:00
    Aedis grimaça en entrant dans la salle. Quelques fanatiques aussi faibles que sa grand-mère, aux réactions prévisibles et contrables, c'était une chose... Dix hommes visiblement entraînés, et prêts à défendre farouchement leur cause, c'en était une autre. Déglutissant, elle observa leur manège, apercevant l'immonde chose noirâtre. Elle aimait les défis, elle était servie. Toutefois, elle fut quelque peu rassurée de voir que le gros des hommes se ruait sur elle, laissant à sieur Malkar le soin de s'occuper de la grosse bébête et de ses deux hommes de compagnie. Enfin, c'est comme ça que la demoisellle les voyait : on ne promène pas quelque chose de cette taille, on se fait promener plutôt.
    Aedis jaugea rapidement les hommes du regard, et soupira : la garde de deux d'entre les huit était trop basse. Ce serait eux les premiers à tomber. Et ainsi soit-il : cette fois-ci, ce ne fut pas la demoiselle qui amorça le combat, mais ses adversaires. Les deux premiers à se ruer sur elle étaient les deux inexpérimentés, qui ne tenaient pas leur garde convenablement. Ils battaient toutefois bien, et Aedis devait user de tous ses muscles pour s'en sortir, d'autant plus que deux de leurs camarades les rejoignirent, encerclant la demoiselle. Malheureusement pour eux, ils se marchaient un peu sur les pieds, et Aedis profita de cet avantage pour pousser l'un des hommes hors du cercle d'un coup de pieds. Il chuta, car étonné et déséquilibré, et se prit la lame de la guerrière dans la gorge. Il gargota quelques secondes, mais mourut très vite. Aedis n'eut pas le temps de s'extasier, et se retourna : il en restait sept. Elle entra dans la danse, repoussant ses assaillants du mieux qu'elle pouvait. Un seul, voire deux ou trois, ç'aurait été bite réglé, mais ils étaient assez intelligents pour venir tous sur elle en même temps, aussi se dépatouilla-t-elle comme elle pouvait. Deux tombèrent, blessés mais incapables de se relever, un autre s'écroula lamentablement, décapité. Il n'en restait plus que la moitié. Regardant en direction de Malkar, ce qu'elle n'avait pas fait depuis quelques minutes, elle vit que ça se passait mal pour lui. Zut de zut. Les deux hommes étaient au sol, mais l'immonde créature semblait insensible à sa magie.
    Aedis, se dégageant d'un coup d'épaule du cercle de guerriers, se rua en direction de son compagnon, toujours bras droit en avant. Elle le poussa, évitant de trop le déséquilibrer, et stoppa la lame de la créature avec la sienne. Le choc était des plus phénoménal, et les bras de la chevaleresse tremblèrent, tandis que toutes ses articulations criaient de douleur. Étouffant un râle sourd, elle dû reculer de quelques pas pour ne pas chuter ; puis elle tenta de rabattre la poigne du monstre et de le faire lâcher son arme. C'était peine perdue, il était bien trop fort.
    Et en plus, avec tout ça, elle avait oublié un détail. Ou plutôt quatre détails, dont un parvint à entamer sa hanche. Réagissant avec instant, elle fit rapidement volte-face, tuant celui qui venait de faire couler son sang. Avec un grognement, elle recula encore, de façon à avoir dans son champ de vision les trois hommes et la créature qui restaient.


      - Une solution pour le gros machin ?

    Pendant qu'elle prononçait ses mots, elle se jeta sur l'un des hommes, qui, surpris, baissa sa garde. Elle en profita pour le transpercer. Ressortant son arme du corps qui chutait, elle continua de ferrailler avec les deux hommes qui restaient, tout en tentant de faire abstraction de sa blessure. Elle avait bien assez de soucis comme ça : l'immense monstre revenait à la charge...







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MalkarConteur Masculin Messages : 419
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Ven 10 Mai - 12:36
Bon, heureusement qu'Aedis était là ou les choses auraient vraiment mal finie. Cela dit elles pouvaient toujours mal finir... Surtout que la chevaleresse était maintenant blessée. Et en plus, non, il n'avait aucune solution pour le gros machin. Malkar fit apparaitre dans sa main gauche un petit orbe enflammé avant d'y plonger la main droite pour en extraire une langue de feu ayant vaguement la forme d'une épée. Il porta quelques coups à son ennemi mais la chose les parait tous sans difficulté, animée d'une force surhumaine. Le mage s'inquiétait aussi pour Aedis, ignorant la gravité de sa blessure mais certain qu'elle ne guérirait pas en se battant. Il pointa le sol de sa main libre, deux grosse mains boueuse en sortirent, attrapèrent les jambes du monstre et se solidifièrent. Malkar profita de la seconde pendant laquelle la créature parut surprise pour lui assener un coup peu élégant mais puissant qui lui trancha le bras tenant l'épée au niveau du coude. Le monstre poussa un cri sourd et métallique.

- Pas si invincible que ça, ricana Malkar.

Il puisa dans cette certitude un deuxième souffle, chargea la créature enragée, esquiva la main qui se tendait vers sa gorge et enfonça sa lame de feu jusqu'à la "garde" dans sa poitrine. Le monstre n'émit cette fois pas un bruit, comme s'il ne comprenait pas comment un simple mortel pouvait le vaincre. Il porta la main à sa poitrine et saisi la flamme qui le traversait avant d'être pris de spasmes et de s'effondrer au sol dans un fracas métallique, une fumée noire et âcre se dégageant de tous les pores de son immonde armure. La bête était morte, pour peu que le terme soit approprié. Malkar se tourna vers Aedis :

- Besoin d'aide ?







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Aedis DarrekAventuriere Féminin Messages : 255
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Lun 13 Mai - 21:28
    Aedis termina de ferrailler contre les deux hommes, un peu moins vivement et élégamment que lorsqu'elle s'était battue contre leurs camarades. Elle se sentait fatiguer, et grimaçait à chaque mouvement qui tirait trop sur sa hanche. La joie d'être une chevaleresse avait ses limites, et c'était dans ce genre de moments qu'elle songeait à raccrocher. Heureusement, ils passaient bien vite.
    Toute occupée qu'elle était, elle ne vit pas la fin du monstre, entendant juste son cri, puis, quelques instants plus tard, sa chute clinquante. Cling clang, go the chains, someone's out to find you. Son seul adversaire encore debout -l'autre baignant dans son sang- fut surpris, et la jeune femme en profita pour l'achever. Se retournant vers le mage, elle soupira de soulagement. C'était pour un temps au moins, fini.

      - J'ai terminé, merci !

    Qu'il ai remarqué ou non la blessure, Aedis n'y fit pas allusion. Elle n'était pas assez faible pour avouer d'elle même que ça commençait à la lancer, et que c'était de pire en pire.

      - Il ne restait pas quatre rats, dans le coin ? Des types masqués ?








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MalkarConteur Masculin Messages : 419
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Mar 14 Mai - 21:06
Malkar dévisagea la chvaleresse un instant. Elle n'en disait rien mais sa petite grimace suffisait à indiquer que sa blessure était, sinon sérieuse, au moins douloureuse. Et elle avait été blessée en le sauvant, lui. C'était pourtant les risques du métier comme on dit mais il ne pouvais s'empêcher de se sentir responsable. Mais pour le moment...

- Oui, des rats à écraser.

Et, effectivement, les quatre hommes se tenaient à seulement quelques mètres, visiblement peu satisfait de la tournure des événements. L'un des Jurateurs tenta un pitoyable assaut désespéré, dague au poing, mais il fut reçu par un vigoureux coup de botte, le mage ne daignant même pas utiliser ses pouvoirs contre un si faible ennemi. Un autre coup de botte lui brisa la nuque.
Pendant ce temps l'homme chauve s'était reculé d'un pas et avait posé une main sur l'épaule de ses deux acolytes. Ceux-ci se roidirent, visiblement en proie à une grande douleur, et s'effondrèrent au bout d'une poignées de secondes, morts. Puis il s'avança, auréolé d'une puissance nouvelle, sans doute soutirée aux deux Jurateurs :

- Je suis Salvan, champion de Niehm. Et je vais vous abattre en son nom !
- Et moi je suis Malkar, archimage du Pic Noir, essaie donc de me tuer !


La bravade fit son effet et Salvan envoya un torrent de feu sur le mage. Torrent de feu qu'en tant que pyromant expérimenté Malkar dévia sans mal. Le prêtre en fut fortement surpris et ne pensa pas un instant à se protéger du pic de glace qui s'enfonça dans son crâne avec un craquement évocateur.
Sauf qu'il fallait le prendre vivant. se rappela le mage après coup...
Le feu commençant à tout dévorer, Malkar se saisit du cadavre de son ennemi, espérant trouver quelque indice sur lui et fit signe à Aedis qu'il était plus que temps de filer.







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Aedis DarrekAventuriere Féminin Messages : 255
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Dim 19 Mai - 0:14
    Aedis n'eut rien besoin de faire, et Malkar prit la tête des opérations d'un accord tacite. Elle sourit en voyant l'homme mourir aussi facilement, quoiqu'un peu désappointée d'avoir mis tant de temps à défaire des adversaires censés être moins faibles que cet homme que le mage avait envoyé au tapis d'un coup de botte. Bah, elle n'était pas à ça près. La suite fut plus impressionnante et la demoiselle doutait de son temps de survie si elle avait été seule. Mais ce n'était pas le cas, aussi se contenta-t-elle d'être spectatrice de ce combat qu'elle aurait de dantesque si ce cher auteur italien n'était pas originaire d'une autre planète et d'un autre temps. Et même si ça avait été le cas, elle n'aura sans doute pas eu la culture nécessaire pour connaître ce mot ou en saisir les tenants et les aboutissants. Mais là n'est pas la question...
    Il y avait le feu à la cave, et la maison était en bois. Sortir, donc. Parcourant rapidement la pièce des yeux, cherchant quelque chose à piller, récupérer, elle dut se rendre à l'évidence qu'à ses yeux, l'endroit était vide. Hochant la tête en direction du pyromage, elle se dirige en courant vers les escaliers. Bon, au moins, il n'y aurait pas de trace du charnier, c'était déjà ça de pris. Remontant les marches quatre à quatre, elle s'arrêta en haut, un peu essoufflée. Elle se sentait mieux qu'il y avait quelques instants, ce qui la rassurait. Vérifiant si son compagnon la suivait, elle finit par se ruer vers la porte, voyant la fumée monter et sentant la température monter. Il était plus que temps de s'en aller, d'autant plus que les maisons alentours étaient encore moins solides que celle dans laquelle ils étaient à ce moment là. La porte d'ailleurs ne tenait plus très bien, suite à l'invocation que le mage avait lancé dessus. Au moins, ils n'étaient pas coincés.
    Aedis aurait voulu s'arrêter là, elle avait besoin d'un peu de repos, mais si le feu s'étendait ou que des gardes apparaissaient, elle préférait ne pas être là, aussi prit-elle les jambes à son cou, continuant à courir en pressant sa hanche meurtrie. Au bout de quelques minutes, elle entra dans une ruelle, et se laisse glisser le long d'un mur.

      - J'ose pas imaginer ce que ce sera quand j'aurais vieilli...







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MalkarConteur Masculin Messages : 419
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Dim 19 Mai - 15:01
Malkar jeta un œil du coin de la ruelle où la chevaleresse les avait mené, guettant d'éventuel poursuivant, mais il ne vit qu'un feu difficilement contenu par les miliciens dégingandés. Le cadavre de Salvan, négligemment jeté dans la boue, s'ornait d'un trou large comme le poing, maintenant que la glace magique s'était dissipée. Le mage se mit à le fouiller, trouvant : une bourse contenant un peu d'argent qu'il partagea avec Aedis, une dague assez quelconque, quelques lettres sans doute codées et une carte.

- Voilà ! Voyons ça... On dirait une carte détaillée du littoral au nord de Château-Rouge. C'est le travail d'un sacré cartographe, il doit y avoir quelque chose d'important là-bas. On devrait prendre un bateau pour y inspecter quelques village côtier. La régions est aussi pleine de grottes. C'est une piste mince mais ça reste mieux que d'arpenter le pays dans tout les sens et au hasard.

Il rangea la carte et les lettres (se promettant de tenter de les décoder plus tard) et emmena la chevaleresse à travers les ruelles jusqu'à trouver une petite auberge assez miteuse mais surtout discrète. L'aubergiste leur céda une chambre pour quelques piècettes non sans réussir à appuyer le court dialogue d'œillades salaces et de commentaires très imagés. Une fois en haut il força Aedis à s'asseoir sur le lit :

- Allez, montre-moi ta blessure. Pas de fierté mal placée, une blessure infectée tue les faibles et les forts sans distinction.







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Aedis DarrekAventuriere Féminin Messages : 255
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Jeu 23 Mai - 21:57
    Aedis haleta quelques secondes, reprenant son souffle du plus vite qu'elle pouvait. Heureusement qu'ils étaient déjà loin de tout ça : à présent, elle doutait d'être capable de se battre convenablement. Toutefois, fière guerrière qu'elle était, elle se releva promptement : on est héroïne, ou on ne l'est pas. Elle empocha sa part du butin avec une avidité non cachée, ajoutant les piécettes à sa bourse déjà bien garnie, puis la remettant en sûreté sous ses vêtements. On est jamais trop prudent, surtout dans les bas quartiers de cités aussi mal gérées qu'ici. Elle examina la carte avec lui, sans jetant pour autant un seul coup d’œil sur les lettres : codées ou pas, c'était du pareil au même pour elle, elle ne savait pas lire. Enfin, elle ne savait plus lire, plus exactement : elle avait eu des bases plus jeune, et puis elle avait relégué ça dans un coin de sa mémoire, pour lui permettre d'assimiler des choses plus intéressantes : le tarif d'une passe, les horaires des tavernes, le prix d'une bière, la dangerosité des arachtrappes... Plein de choses qui sauvent la vie (et oui, les horaires des tavernes sauvent la vie. Comment je ne sais pas, mais c'est fort possible).

      - Il y a quelque chose de plus précis d'indiqué là-dessus ? Une croix, une tête de mort, un pétaure ?

    Ils déambulèrent quelques temps à travers les ruelles mal-famées, puis entrèrent dans une auberge qui ne valait pas mieux. La demoiselle regretta amèrement ses terres, avant de penser que l'air libre, c'était encore mieux. Bah, elle ferait avec, c'était comme ça : au moins ici seraient-ils discrets. Entrant, Aedis frissonna même intérieurement, mais laissant à Malkar les joie du marchandage. Elle aurait aimé tabasser le tenancier, mais lui laissa tout de même terminer ses allusions par un "Bonne nuit" lourd de sens. Mais oui mon gros, une fois qu'Aedis t'aura explosé le crâne, tu passeras une bonne nuit aussi ; elle n'en fit rien, peu désireuse de voir débarquer les gardes voire pire, des mages.
    Une fois en haut, Aedis s'assit, de force, sur le lit, tout en se demandant combien de punaises il pouvait y avoir ici. Elle n'eut pas la réponse, et un simple ordre de Malkar, qui finalement lui fit très plaisir, la força à relever sa tunique, laissant apparaître la hanche blessée de la chevaleresse. Hmm... Elle ne savait pas si c'était aussi rouge parce que c'était grave, parce que ça trainait depuis quelques temps et qu'elle s'était dépensé alors qu'elle saignait, ou juste parce que c'était naturel. Elle laissait l'expert en décider, et une fois qu'il eut fini, elle se releva, sans tenir compte de n'importe quelle protestation qu'il eut pu fournir.

      - Les papiers... Il y a quoi d'écrit dessus ?

    Pour la demoiselle, c'était toujours du charabiat, donc.
    Quelqu'un toqua à la porte, et la chevaleresse, méfiante, alla prudemment ouvrir. Par prudemment, je veux dire, une arme à la main et un sourire carnassier aux lèvres. Elle se ravisa bien vite : ce n'était que le tenancier, apparemment ravi d'avoir des clients, qui leur demandait s'ils voulaient à manger. Aedis secoua la tête vivement : si la nourriture était à l'image des lieux, il était hors de question qu'ils avalent quoique ce soit ici. En plus, elle avait une besace pleine de victuailles pour le voyage, victuailles à peine entamées. Elle referma vivement la porte, écourtant le discours sur l'eau chaude et les escort girls, et se tourna vers le mage :

      - Est-ce que tu as un plan très précis de ce qu'on fera demain ?

    La certitude de maîtriser la situation aide à dormir, il faut le savoir.







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MalkarConteur Masculin Messages : 419
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Ven 24 Mai - 21:54
Après avoir nettoyer le sang à l'aide d'un bout de tissu imbibé d'alcool, soigner la chevaleresse fut assez simple : une fois qu'elle eut relevé sa tunique Malkar apposa ses mains sur la blessure et, pendant qu'il marmonnait une formule curative, une douce et chaude lumière blanche en émana faiblement. Quand le mage retira ses mains, la blessure avait laissé la place à de la chair en parfait état.

- Voilà, soupira-t-il, tu es guérie. Ca va peut-être te démanger quelques jours. Et ménage-toi un peu, j'ai pu guérir la blessure mais tu as tout de même perdu beaucoup de sang.

Pendant qu'Aedis s'amusait à claquer la porte au nez de l'aubergiste, Malkar jeta un oeil aux lettres trouvées sur Salvan. Elles se constituaient principalement de rapports sur l'expansion de leur culte et de suite de chiffres, probablement de nature financière. Rien de bien intéressant, donc. Le mage décida ensuite d'examiner la carte à la lueur de la petite bougie poser sur l'unique table de la chambre, cherchant un quelconque signe qui se serait révélé à la chaleur de la flamme. Rien. Il tenta un sort qui lui révélerait la moindre trace de magie sur le parchemin. Rien non plus. Passablement irrité, il s'envoya une lampée du vin qui lui avait servit à nettoyer la blessure d'Aedis un peu plus tôt puis reposa la gourde sur la table. Un peu trop violemment, ce qui fit sauter le bouchon et se répandre le vin sur la carte. Malkar se mit à tenter de sauver le document en l'épongeant comme il pouvait tout en jurant comme un charretier. Il s'attendait à récupérer un bout de papier en mauvais état mais au final l'alcool avait visiblement, par quelque oxydoréduction, fait apparaître une seconde carte superposée à la première.

-Regarde ça ! Alors... Tu vois ce sigle au-dessus de ce village ? C'est la rune de Niehm. Nelada, c'est le nom du village. D'ici on pourrait atteindre un port assez rapidement, ensuite quelques jours en bateau suffiront. Reposons-nous pour le moment, je suggère qu'on parte dès l'aube.

Le mage s'allongea sur le lit, sentant toute la fatigue du voyage et de leur récente aventure lui retomber dessus. Puis il se redressa à contre-cœur et jeta un regard fatigué à sa compagne :

- Ca ne te dérange pas qu'on partage le lit ? Je ne veux pas attirer l'attention. Ni qu'on se fasse égorger pendant la nuit. Je devais aussi te parler de Niehm il me semble. Il réprima un bâillement et reprit. Je ne vais pas te donner un cours de démonologie alors retiens juste ça : Niehm est un démon supérieur. Il est donc très puissant et à d'autres démons plus faibles à son service. La créature que j'ai détruite dans le sous-sol de la maison devait être un démon à son service, et si j'ai bien compris il en reste encore trois alors... espérons ne pas avoir à les affronter tous en même temps. Les imbéciles qu'on a combattu tentent sans doute de l'invoquer dans l'espoir d'en être récompensés. A moins qu'ils ne soient assez idiot pour se croire capable de le contrôler. Dans tout les cas, ils ne doivent PAS réussir. Niehm est le genre de démon qu'on invoque pour que s'ensuivent génocides et fin du monde. Je pense qu'en dehors des Jurateurs et de quelques prêtres personne ne connait le vrai but de leur culte. Si tu as d'autres questions je te conseil de les noter dans un coin de ta tête et de me les poser quand j'aurais dormis un peu

Sur ce, le mage s'affala de tout son long dans le large ( mais un peu trop court à son gout ) lit.







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Aedis DarrekAventuriere Féminin Messages : 255
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Dim 26 Mai - 19:27
    Aedis siffla doucement en voyant le résultat. Comme neuve ! Elle n'avait pas même une cicatrice ou une trace blanchâtre sur la peau : la magie avait bien des avantages, que le combat à l'épée n'avait pas. Sa hantise d'ailleurs des pouvoirs se modulait à mesure que leur aventure continuait : elle n'avait jamais, ou très peu côtoyé de mages, et commençait à reconsidérer ses préjugés là-dessus. Il ne fallait pourtant pas encore trop lui demander, et sa méfiance restait totale : peut-être était-elle tombée sur une exception ?
    Une exception qui l'avait soignée, et qu'elle considérait donc avec une bienveillance toute neuve. Il lui donna un conseil, qu'Aedis n'écouta qu'à moitié ; une fois la blessure en tant que telle disparue, qui se souciait de savoir combien de plaquettes et globules blancs il lui restait ? Elle se leva d'ailleurs bien vivement, priant le tavernier de les laisser en paix : ils repartiraient bien vite le lendemain, et ils devaient se reposer, pas besoin de se faire enquiquiner par un homme à l'embonpoint louche à cet endroit et aux odeurs corporelles qui devaient réussir à repousser un dragon. Ce type incarnait un cliché à lui tout seul, et la demoiselle fut étonnée de voir une alliance à sa main gauche, puis effarée en imaginant le phénomène qu'il avait dû épouser. Yurk.
    Elle retourna à côté de Malkar au moment où celui-ci tentait de sauver la carte en l'épongeant, une flopée de jurons s'échappant de ses lèvres serrées et blanchies par la pression. Elle leva les yeux au ciel, convaincue qu'il leur faudrait visiter tous les bleds perdus des côtes du nord de Château-Rouge pour trouver le bon. Et bien non : en fait, cette erreur leur permettrait d'agir vite et bien. Leur cible était localisée, il n'avait plus qu'à se rendre à Nelada. Nelada ? Elle ne connaissait pas, mais elle venait plutôt de l'Est de la capitale, aussi, cela ne la surprit pas. Acquiesçant aux mots du mage, elle grinça des dents d'avance à la pensée de prendre la mer : il faut ajouter aux défauts de la demoiselle un pied pas marin du tout. Mais elle faisait avec, et en se changeant un peu les idées en pleine mer, elle oubliait où elle était et tout se passait bien.
    A son tour, elle s'approcha du lit, s'asseyant simplement. Elle retroussa son nez : ce meuble avait beau être large, il était unique, ce qui bouleversait ses habitudes, qui étaient plutôt de dormir nue étalée de tout son long, comme n'importe qui dans cette époque que l'on qualifierait plus tard de médiéval. Dormir habillée ne lui posait pas problème -pas même dormir en armure- mais quand elle le faisait, c'était toujours en extérieur, à la belle étoile. Le mélange draps vêtements n'était pas des plus agréable... Et comme tout le monde, elle n'avait pas des sous-vêtements, ceux-ci n'existant simplement pas (étant remplacés par de seyantes chemises longues en tissu grossier). Bon, si, elle avait ses bandes, qui étaient plus pratiques pour courir, mais encore une fois, pas pour dormir. Elle rougit en pensant à tout ça, et détourna son regard. Zut, il était de toute façon hors de question que...
    Elle secoua la tête, remettant ses idées en place, et écouta le discours de Malkar sur Niehm. Tout ceci était fort intéressant, et pour l'instant, elle n'avait pas beaucoup de questions. Pas du tout, en fait.

      - Eh bien, je crois ne pas avoir le choix. Le sol m'a l'air très inconfortable, et le lit est assez grand pour deux.

    La demoiselle s'allongea à son tour, ne pouvant s'empêcher de pouffer sur les pieds du mage dépassant du lit. Elle était plus fine, et avait un gabarit de toute façon plus réduit que le sien, aussi reprit-elle :

      - N'hésite pas à prendre un peu plus de place, je comprends que ça puisse être gênant d'avoir un lit si peu adapté.

    Elle faillit souffler la bougie, puis se ravisa. Elle se releva rapidement, ferma la porte à clef, mit une dague sous son oreiller, et arrangea rapidement ses affaires, avant de retourner s'allonger. Après avoir eu l'assentiment de Malkar, elle souffla la bougie, laissant l'obscurité envahir la pièce.

      - Euhh... Bonne nuit.

    Couchée en position fœtale, regardant vers l'extérieur, la demoiselle soupira d'aise : un peu de chaleur humaine est toujours appréciable dans un lit étranger et trop grand...


Dernière édition par Aedis Darrek le Mer 29 Mai - 5:53, édité 1 fois







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MalkarConteur Masculin Messages : 419
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Mar 28 Mai - 23:23
Malkar tenta diverses positions pour trouver le confort mais faute de pouvoir dormir en diagonale il abandonna et attendit que le sommeil supplante l'inconfort... Pour se réveiller à l'aube dans une position pour le moins gênante. Sans doute la nuit avait-elle été froide car le mage se réveilla collé contre Aedis. Non pas que la position le dérangea particulièrement mais il lui fût difficile de s'écarter d'un corps féminin et chaud, tout courbaturé qu'il était. Ce qu'il fît tout de même. Tentant de ne pas réveiller la chevaleresse, il se leva, procéda à quelques ablutions à l'extérieur ( enfin, il s'aspergea le visage avec un peu d'eau, la faune locale ne connaissant même pas le sens du mot "sanitaire" ) et partit à longue foulées vers l'orée de la ville.
Chemin faisant il tomba sur une vieille folle qui lui parla d'un incendie survenu la veille tout en l'imputant à "tous ces maudits étrangers qui font rien que vandaliser notre belle ville", ce qui en l'occurrence n'était pas faux même si Malkar n'aurait pas qualifier cet infâme bouge qu'était la ville basse de "beau". La vielle ne le lâcha finalement que lorsqu'il accepta de lui acheter pour trois fois rien des fruits qui valaient de toute évidence encore moins que ça et que le mage laissa à un pauvre gosse affamé tout en se demandant s'il serait assez désespéré pour manger ces horreurs pourries.
Il trouva finalement un bâtiment correspondant vaguement à la description d'une écurie et finit à force de négociations ( consistants principalement en regards noirs et en contractions musculaires ) par louer pour un prix modique un cheval assez robuste et les services d'un guide pouvant les emmener rapidement jusqu'au plus proche port. Ceci fait, il reprit la direction de l'auberge en marchant le plus vite possible pour éviter les importuns qui commençaient déjà à envahir les rues et, une fois sur place, entra dans la chambre pour enjoindre à la chvaleresse de se lever si ce n'était déjà fait.







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Aedis DarrekAventuriere Féminin Messages : 255
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Mer 29 Mai - 11:04
    Aedis, engoncée dans un profond sommeil, ne fit que frissonner quand Malkar se leva. Dans un demi-sommeil causé par la soudaine fraîcheur l'entourant, elle se recroquevilla, cherchant à capter la chaleur autour d'elle, mais sans pour autant se réveiller.
    Elle dormit encore un certain temps, et se leva, mal assurée, la bave aux lèvres. Quelle fière allure avait-elle là ! Frottant ses yeux, baillant à qui mieux mieux, notre brave héroïne réunit ses affaires en quelques temps, rassurée par la présence de quelques effets du mage encore présents dans la pièce : ouf, il n'était pas parti sans elle ! Rapidement, elle changea de tunique, aérant l'autre rapidement par la fenêtre, avant de tout empaqueter en voyant revenir Malkar. Avalant un morceau de pain en vitesse, elle fit un grand sourire au mage qui venait d'entrer :

      - Bonjour ! Tu as des nouvelles fraîches ?

    Prenant ses affaires, elle laissa le soin à Malkar de lui expliquer pour le guide et le canasson. Acquiesçant, elle marcha en direction des écuries, où elle avait aussi laisser Loki, son cheval, un superbe akhal-téké à la robe blanche. Oui, bon, il était salissant, et alors ? On fait avec ce qu'on a, c'est plus facile de repeindre une voiture qu'un canasson !
    Saluant le guide, elle lui demanda un rapide topo de la route à suivre, qu'il lui donna de bon cœur, quoiqu'en étant assez allusif. Ils se mirent bientôt en route, les chevaux au pas.

      - Y a-t-il quelque chose d'autre que je devrais savoir à propos de Niehm ?







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MalkarConteur Masculin Messages : 419
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Sam 1 Juin - 22:32
- Non. Rien que tu puisse trouver intéressant. Je possède sans doute des tas d'ouvrages traitant du sujet au Pic mais nous n'avons pas vraiment le temps.

Ce furent là les seuls mots du mage pendant les deux heures que dura leur chevauché. Malkar, préférant méditer sur ses sorts afin d'être prêt à tout moment, laissa à Aedis la joie de profiter de leur guide au langage si... intéressant ainsi que du paysage plat et morne s'étendant à perte de vue. Il condescendit toutefois à incendié, deux bandit ( enfin, deux paysans puants et armés de fourches ) qui tentèrent bêtement de les détrousser. Après ce petit accident de parcours, la route ne fût plus longue jusqu'au port que le guide présenta comme étant une grande ville portuaire riche et prospère, prouvant ainsi sa méconnaissance totale de ce que pouvait bien être richesse et prospérité. Le Port ( tel était visiblement son nom ), ne se constituait en tout et pour tout que d'une quinzaine de maisons grossières agglutinées autour d'une auberge. Un unique quai de pierre s'élançait dans la mer sur une vingtaine de mètres ( sans doute la plus impressionnante construction du coin ) et se trouvaient agglutinés tout son long quelques bateaux.
Malkar paya le guide et lui rendit son cheval puis se dirigea vers l'endroit le plus logique pour trouver un capitaine. L'auberge, donc.
A l'intérieur du bâtiment régnait une odeur de sueur et de poisson grillé. Des sifflements et plusieurs propositions très imagées accompagnèrent Aedis quand elle entra à la suite du mage. Malkar s'empara d'une bourse dans ses robes de mage et en fit tinter le contenu.

- Nous cherchons un capitaine pour nous amener vers le nord.

Là-dessus un marin, un grand gaillard chauve, se leva en titubant et bava vers le mage :

- Ca se pourrait bien qu'on prennent ton or, mon gars. Et ta femme aussi !

Il éclata d'un rire gras avant de faire connaissance avec le poing du mage et de s'étaler au sol. L'atmosphère devint tendue en un instant et plusieurs hommes étaient déjà debout, l'arme au poing. Mais un autre éclata de rire, un grand diable aux yeux si bleus qu'on les eut crût blancs, sans la moindre barbe mais avec une opulente chevelure noire. Il s'approcha du chauve au sol et lui flanqua un coup dans les côtes :

- Allez, debout fainéant, on a des passagers !

Puis, s'adressant à nos deux compères :

- Capitaine Eddard, enchanté. Cela fait trop longtemps que nous somme à quai et, comme vous le voyez, mes hommes supporte mal la terre ferme. La Sole vous accueillera pour un prix modique. Si vous voulez bien me suivre.

L'homme semblait sobre, ce qui en soit était bien mieux que tout ce que Malkar avait osé espérer, aussi le suivit-il, non sans méfiance. La Sole était un navire de taille modeste mais visiblement en très bon état. Malkar se tourna vers la chevaleresse pour s'enquérir de son avis pendant que le capitaine préparait le départ.

Dernière édition par Malkar le Ven 21 Juin - 8:58, édité 2 fois







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Aedis DarrekAventuriere Féminin Messages : 255
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Mer 5 Juin - 19:30
    Aedis ne fut pas fâchée de quitter le guide, qui commençait à l'énerver à toujours parler... En plus, dans un patois incompréhensible et vulgairement imagé. Elle parla à peine plus que Malkar durant le trajet, laissant à l'autochtone le soin de faire la conversation tout seul, ce dont il ne se plaint pas. Les oreilles de la demoiselle, si. Elle faillit donc lui donner un coup de pieds aux fesses quand ils arrivèrent, pour le remercier, mais s’abstint, au regard des bonnes manières. Elle n'était pas aussi sauvage que lui et ses crachats réguliers. Tout à fait charmant, ce monsieur.
    Ils arrivèrent au port frais comme des gardons, et sans avoir eu besoin de presser l'allure. Et, dans la logique de tous les aventuriers, le premier lieu où il fallait se rendre était la taverne. Lieu des commérages, des rencontres de groupe, lieu de boisson et de missions... Lieu de baston parfois aussi, mais quelque chose me dit que nous y reviendrons. La population de tels établissements n'était pas inconnue de la chevaleresse, aussi n'entendit-elle rien des sifflements et propositions diverses. Plus vite ils expédieraient cette affaire, plus vite ils seraient sortis de cette taverne trop sale pour qu'Aedis n'ait pu la choisir pour boire un coup d'elle-même. Bon, il n'y avait que ça dans le coin, aussi. Apparemment, Malkar ne l'entendait pas de la même oreille, et quand l'un des soulard le prit à parti personnellement (enfin, plutôt son or) avant de prendre Aedis pour une vulgaire marchandise, il n'hésita pas à faire montre de ses talents pour le combat à main nue.
    Avec un sourire de satisfaction, Aedis voulut suivre la suite des opérations, mais elle en fut empêchée par la main d'un abruti qui ne s'était pas rendu compte qu'un des hommes était déjà au tapis... A moins qu'il ne pense qu'il avait été frappé à cause de la proposition quant à l'or ? Bref, cet imbécile là posa sa main où il ne fallait pas : les fesses de la chevaleresse. Outrée, elle se retourna, et attrapa la main de l'ivrogne, lui faisant une rapide clef de bras. Grognant, elle s'apprêta à lui faire une leçon de galanterie, quand un de ses amis tenta de lui venir en aide. Prévoyant ce qui allait se passer, elle poussa simplement la tête de l'homme qu'elle tenait violemment contre la table, ce qui l’assomma, et se retourna vers son camarade, l'attrapant au col. Au moment où son poing allait chatouiller le nez de l'importun, l'homme aux cheveux noirs les invita à le suivre. Relâchant son agresseur avec un rictus d'avertissement, elle suivit bien gentiment Malkar jusqu'au port...

      - Eh bien, je suis loin d'être une experte, mais si ce raf... bateau ne coule pas à quai, je suppose qu'il ne le fera pas plus tard, à moins d'une grosse avanie. Je suis partante... Vous prenez les chevaux ?

    Dans le cas contraire, elle serait contrainte de laisser l'animal sur place, ce qui ne la réjouissait pas outre mesure. Mais elle ferait avec, elle n'avait pas le choix.
    Elle était de toute façon prête à partir : elle avait toutes ses affaires sur elle, et Malkar aussi. Eux pouvait appareiller à l'instant...
      - Quand est-ce que La Sole sera prête à partir ?

    C'est qu'ils devaient sauver le monde ! Ils n'avaient pas vraiment le temps d'attendre...







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"Je suis fière d'être ce que je suis... Si j'ai des regrets ? Oui, comme tout le monde. Mais mon domaine seul ne me satisferait pas. On me dit parfois que le mercenariat est une déchéance pour un chevalier. Je ne suis pas d'accord. Oooh ! Un dragon d'or par terre !"



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MalkarConteur Masculin Messages : 419
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Jeu 13 Juin - 10:54
Visiblement La Sole était prête à partir depuis plusieurs jours déjà, aussi le capitaine les informa-t-il qu'ils partiraient dans l'heure. Il accepta également de prendre Loki contre un supplément et à condition, bien entendu, que les frais engendrés soit à la charge de la propriétaire.
Le capitaine Eddard laissa ses deux passagers sur le pont le temps de donner des ordres auquel Malkar ne comprît pas grand-chose, n'étant pas féru de navigation. Quand il leur revînt, chaque membre d'équipage se trouvait occuper, certain hissant les voiles, certain récurant le pont et la plupart faisant simplement semblant d'être occupés comme le font toujours les marins.

 - Bien, suivez-moi dans ma cabine. Nous dînerons et réglerons les détails du paiement.

Là-dite cabine, richement décorée et plutôt confortable, leur permit de prendre place autour d'une solide table en bois massif où leur fût servi un colossal cochon rôti. Le capitaine les divertît de sa conversation pendant le temps du repas, ce qu'apprécia fortement Malkar puisque, en dehors d'Aedis, il lui semblait ne pas avoir eu d'interlocuteur cultivé depuis des semaines. Le mage finit tout de même par souligner un point qui lui semblait pour le moins important :

 - Dîtes-moi, capitaine, je ne n'entend rien à la navigation ni aux usages de la marine mais il me semble que nous aurions dû en arriver au sujet du paiement avant même de monter à bord.
- En effet,
répondit Eddard en souriant, cependant La Sole serait partit aujourd'hui dans tout les cas. Pour tout dire votre présence à bord m'arrange : mes hommes sont de bons marins mais ils manquent singulièrement de conversation. Je tiens également à vous rassurer, vous n'aurez pas d'autres altercations avec eux, je m'en suis assuré. Pour ce qui est du prix de la traversée, il me suffit de vous voir pour savoir que vous n'aurez aucun problème à payer. De plus... disons que si vous me rendiez service, je pourrais revoir mes prix à la baisse.

Il loucha un instant vers Aedis puis dû comprendre que ses paroles pouvait être mal interprétées car il reprit rapidement :

 - Non, non, pas ça ! Bien que la dame soit très agréable à l'œil je pensais à autre chose. Je sais reconnaître des aventuriers quand j'en vois et vous me semblez être des gens tout à fait capable. Vous-même, monsieur, en tant que mage, si je ne me trompe, ne devriez pas avoir de mal à trouver de quoi vous occuper. Le voyage ne durera pas plus de quatre jours et, bien que ce soit peu probable, j'ai entendu parler d'une bande de pirates écumant les côtes près d'ici. Si vous pouviez m'assurer de votre soutient en cas de combat, ce serait un soulagement.

Malkar consulta Aedis puis donna sons assentiment :

 - Aedis est une combattante émérite et je n'ai moi-même pas à me plaindre. Je pourrais aussi soigner vos blessés si vous en avez.

Le capitaine se montra enchanté de la proposition et dressa une liste des hommes à soigner. Il leur offrit même de prendre sa propre cabine pour la duré du voyage afin de disposer de plus d'intimité (et sans doute pour s'assurer d'éviter des bagarres nocturnes ) puis pris congé pour remplir ses devoirs de capitaine.
Malkar planta la chevaleresse sur place pour se débarrasser de sa corvée de soin le plus vite possible. Il erra quelques temps à travers le bateau avant de tomber sur l'homme auquel il avait cassé le nez et le lui soigna rapidement. L'homme en fut tellement reconnaissant qu'il accepta de lui servir de guide. Malkar passa donc la journée à soigner tour à tour coupures, écorchures et autres blessures sans grande gravité. Quand il revint sur le pont, sa tâche achevé et avec l'espoir d'une belle économie d'or, il faisait déjà nuit, aussi rejoignit-il rapidement la cabine du capitaine pour se reposer.







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Aedis DarrekAventuriere Féminin Messages : 255
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Jeu 20 Juin - 23:10
    Aedis fut soulagée de pouvoir emmener son cheval avec elle. Elle l'aimait bien, et il avait des qualités équestres indéniables ; certes elle aurait pu le laisser sur place, mais les voleurs de chevaux sévissaient peut-être dans la région... Et puis, elle ne savait pas s'il aurait été bien traité. Elle courut donc le chercher, et fit montre d'une patience sans borne pour faire monter l'animal à bord. Celui-ci renâclait, peu habitué à quitter la terre ferme ; comme sa propriétaire, il n'était jamais mieux que sur le plancher des vaches. Elle parvint toutefois à le faire aller sur le pont, et s'en occupa, pour le tranquilliser, jusqu'à ce que le signal du départ soit annoncé.
    Elle rejoignit alors Malkar et le capitaine, ce dernier invitant ses passagers à se rendre dans sa cabine pour un bon repas, et surtout pour discuter paiement. Regardant vaguement la terre qui s'éloignait, la chevaleresse ne put s'empêcher de s'imaginer la même situation, mais la bourse vide. Ça lui ferait une belle jambe, au capitaine ! Bon, elle craignait de passer par-dessus bord, donc elle ne forcerait pas le destin : si les calmes lacs et les étangs ne lui faisaient pas peur, ses compétences en natation étaient trop superficielles pour supporter les vagues... D'autant plus que la terre était trop loin pour elle à présent ; à part surnager, elle ne pourrait rien faire. Cette idée la fit pâlir, et elle se rendit compte soudainement qu'elle était en mer, et qu'il lui était impossible de fuir. Elle eut un haut le cœur en ressentant tout à coup le ressac, les vagues qui heurtaient la coque de La Sole, qui lui semblait à présent ressembler bien plus à un frêle esquif. Entrant dans la cabine, voir les meubles, les objets trembler et osciller ne fit qu'augmenter son malaise. Avalant sa salive, s'asseyant brusquement, la demoiselle picora plus qu'elle ne mangea, et ne se soucia absolument pas de ce qui se disait autour d'elle. Elle avait plus important à faire : un estomac à garder en place.
    Elle comprit tout de même cette histoire de paiement, et tâcha de faire bonne figure au moment où le regard du capitaine s'arrêta sur elle pour la jauger. Elle, une combattante émérite ? Sur terre, sans doute, mais pas sur un bateau : preuve s'il en fallait qu'elle n'avait pas haussé l'ombre d'un sourcil au moment où leur employeur (ce qu'il était apparemment à présent) avait évoqué un service. Dans d'autres circonstances, elle se serait offusquée sans réfléchir.
    Elle fut toutefois rassurée de pouvoir rester dans cette cabine. Une fois tout le beau monde sorti, elle ouvrit la petite fenêtre, et passa sa tête à travers. Livide, elle ferma les yeux, tentant d'oublier le bruit des vagues et leur mouvement incessant. Mais que venait-elle faire dans cette galère ? Le temps lui paraissait bien long, et son ventre la remercia à plusieurs reprises de ne pas avoir été plein. Ne pas avoir beaucoup mangé était un avantage dans cette situation. Elle mourait de chaud, et ses fichues bandes ne l'aidaient pas à respirer ; elle tira celles-ci violemment, et les jeta en vrac à ses pieds. Les lacets de sa tuniques étaient ouverts au maximum, pour lui permettre de s'aérer dans la mesure du possible. Quand Malkar entra dans la cabine, c'est ainsi qu'il la trouva, toujours contre sa fenêtre. Elle se retourna, sans prendre garde à sa tenue, lui fit un vague signe de la main, et retourna à son air pur. La nuit était tombée, elle le vent plus frais la calma assez pour qu'elle puisse rentrer dans la cabine totalement.

      - Ton après-midi s'est bien passée ? Il n'y avait de trop grave ou contagieux, j'espère ?

    Ils parlèrent encore quelques temps, ce qui permit à la demoiselle de se changer les idées. Elle réussit même à s'endormir, en se collant dans la couchette, contre la paroi en bois, ce qui lui évitait de tanguer. Malheureusement pour elle, les jours suivants ne firent qu'empirer sa situation, et elle arrivait à peine à marmotter quelques mots à Malkar, lui demandant de s'occuper de Loki.
    Elle ne garda pas un superbe souvenir de cette croisière, et remercia le ciel de ne pas avoir croisé de pirates. Elle aurait eu l'air fine, à s'appuyer sur sa lame comme à une canne ! Mais le voyage se déroula sans heurt, et quand ils accostèrent à nouveau, ce fut à peine si la chevaleresse ne sauta pas à terre pour embrasser le débarcadère. Elle se dépêcha de faire descendre Loki de cet instrument de torture, l'attacha à un poteau, oscilla, et... Tomba dans les pommes. Glorieuse Aedis ! Quelques secondes plus tard, elle rouvrit les yeux, se traina jusqu'au poteau, et murmura quelques mots :

      - Plus jamais.








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MalkarConteur Masculin Messages : 419
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Ven 21 Juin - 10:08
En pénétrant dans la cabine Malkar tomba sur une Aedis à moitié nue qui lui adressa un signe de main. Soit elle n'était pas très pudique, soit elle était trop malade pour avoir pleinement conscience de son environnement. Au vu de son teint verdâtre il pencha plutôt pour la deuxième option et se concentra, à contrecœur, pour la regarder uniquement dans les yeux. Son état empira au cours des jours et le mage se retrouva donc à devoir s'occuper du cheval de la demoiselle à sa place. La pauvre bête n'était visiblement pas vraiment à son aise non plus mais le Pic possédant quelques chevaux, Malkar savait s'y prendre avec eux, aussi la bête l'adopta-t-elle assez vite.
Le reste du voyage fut calme ( ennuyeux était en fait le mot juste ) excepté le troisième jour, où le capitaine réussit on ne sait trop comment à s'ouvrir le crâne. Malkar le soigna après qu'il lui eut été amené en urgence et se vit offrir par ce charmant homme la gratuité du voyage.
Le lendemain, assez tôt dans la matinée, ils atteignaient enfin la terre ferme et en furent très heureux. Surtout Aedis, visiblement, malgré sont état. Malkar se pencha au-dessus de la chevaleresse plus pâle que jamais.

 - Voilà ce qui arrive quand on ne mange pas pendant quatre jours. Et pas la peine de compter sur moi pour te soigner, tu es affamée, pas malade. Allez, viens.

Malkar lui passa un bras autour de la taille pour l'aider à tenir debout. Ils avaient débarqués dans une petite ville côtière bien plus prospère que celle de leur départ et trouvèrent sans difficultés une auberge d'où s'échappait un délicieux fumé. Le mage entra donc sans hésitation, posa sa compagne à une table et lui commanda un poulet et une choppe de bière avant d'aller mener Loki à la petite étable accolée à l'auberge puis de retourner à l'intérieur dans l'espoir que la chevaleresse n'aurait pas tout dévoré.

 - Il est encore tôt mais mieux vaut rester ici jusqu'à demain, tu as besoin d'une vraie nuit de sommeil. Ca nous laissera aussi un peu de temps pour savoir si nous somme loin de Nelada. On devrait peut-être en profiter pour se renseigner sur le culte de Niehm. Mais discrètement, on ne sait pas à quel point ils sont influent dans la région.







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Aedis DarrekAventuriere Féminin Messages : 255
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Jeu 27 Juin - 17:26
    Aedis esquissa un pâle sourire d'excuse. Bien sûr que non, elle n'avait pas mangé durant le voyage, à part quelques miettes de pain dur qu'elle était sûre de garder. Elle se sentait en effet affamée, mais son assurance commençait déjà se rétablir, tout comme son centre de gravité. Aidée par un Malkar fort observateur, elle fut menée jusqu'à l'auberge la proche. Le remerciant de son appréciable épaule, ainsi que du repas, elle commença à grignoter alors que Malkar sortait s'occuper de Loki. Elle avait bien de la chance d'être tombée sur un compagnon de voyage si prévenant.
    Picorant dans l'assiette, elle avisa qu'elle était encore trop barbouillée pour manger convenablement. Elle finirait ça plus tard, et le mage lui en serait sûrement reconnaissant : lui aussi devait avoir faim, malgré des repas réguliers.
    Elle vit dans son regard que c'était effectivement le cas, quand il vint la retrouver quelques minutes plus tard. Écoutant son discours, elle acquiesça. Dormir ? Oui, c'était une bonne idée, elle serait plus en forme une fois reposée. Grignotant encore quelques morceaux de poulet, elle eut une idée, et se leva, un peu hésitante, avant de se diriger vers le tavernier. Le saluant, elle sourit :

      - Dites-moi... Est-ce que vous connaitriez Nelada ? J'ai fait un bon bout de chemin depuis Château-Rouge pour venir voir ma tante, et j'aimerais bien que mon voyage se termine. C'est encore loin ?







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MalkarConteur Masculin Messages : 419
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Lun 1 Juil - 9:48
Lorsque Malkar s'installa à table, il constata avec plaisir qu'il restait encore bien assez à manger pour lui aussi. Il était donc occupé à faire descendre le poulet grâce à un peu de bière quand Aedis se leva pour se diriger vers le tavernier. Il la suivit des yeux pour... surveiller ses arrières, dirons-nous ; et se crispa légèrement quand il entendit la question posée. Certes, c'était une question en apparence bien innocente, mais il aurait préféré avoir recours à plus discret qu'un tavernier. Il scruta un instant les mines des clients mais aucun ne semblait s'intéresser à la conversation.

- Nelada, hm ? C'est malheureusement proche d'ici, en effet. Quelques heures à cheval. Mais je vous conseil d'éviter l'endroit, on m'a raconté de drôles de chose dessus. On parle d'hommes masqués qui auraient pris le pouvoir. De sorciers et de démons. Je sais que les gens ont tendance à exagérer, j'entends des dizaines de ces histoires d'ivrogne chaque jour vous savez, mais là... c'est différend. Même les marchands ne s'y rendent plus.

Visiblement le tavernier appartenait à cette catégorie d'homme qui sont silencieux tant qu'on ne leur adresse pas la parole mais qui vous raconte l'intégralité de leur vie pour peu que vous ayez le malheur de leur dire "bonjour". Il continua donc à abreuver la pauvre chevaleresse en parole bien, que le sujet porta ensuite essentiellement sur la qualité de son établissement et de sa bière ; ce en quoi Malkar était d'accord mais il n'alla sauver sa pauvre compagne qu'une fois son repas terminé.

- Et vous voyez, là ? Cette poutre à été taillée dans le mat de... Monsieur ?
- Loin de moi l'idée de vous interrompre mais ma dame est encore fatiguée par son long voyage et un peu d'air frais lui ferait le plus grand bien. Donnez-nous aussi une chambre pour cette nuit. Avec un grand lit si possible.


Malkar posa sur le comptoir de quoi régler la chambre et le repas puis désigna discrètement la sortie à Aedis, gageant qu'elle serait heureuse d'échapper au plus vite à cet inlassable parleur.







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