Feu et Acier.
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MalkarConteur Masculin Messages : 419
Inscrit le : 26/04/2013
Jeu 26 Sep - 11:47
Une fois au sommet de la tour, Malkar observa un instant l'entité aux centre des toutes les énergies. Il déduisit que l'invocation était assez stable, mais encore réversible, à conditions d'éliminer tous les invocateurs. L'ennemi avait la supériorité numérique, mais la plupart semblaient ne se concentrer que sur le maintient du portail. Malheureusement, cela permettait aussi à Niehm d'user d'une partie de ses pouvoirs dans ce monde-ci.
En effet, une nuée d'éclairs noirs et crépitants fondit le groupe resté en retrait. Malkar réussit à les parer et Tabra se montra assez agile pour les éviter tandis que ses hommes périssaient foudroyés. Le mage jeta un coup d'œil vers son amante. Aedis était assez agile pour esquiver les lentes attaques démoniaques, mais un sort finirait bien par la toucher...

- J'y pense... Aedis, attrape !

Malkar lui jeta un collier. Celui-là même qu'il avait récupéré sur un adversaire au bas de la tour et ayant pour pouvoir de protéger de la magie. Avec ça, leurs ennemis avaient du soucis à se faire.
Le mage observa le reste de la scène. S'attaquer à Niehm était totalement hors de sa porté. Aedis et Tabra s'occupaient déjà de semer la terreur dans les rangs adverse. Ne restait donc que le fameux grand-prêtre Beomis. Aedis ne lui en voudrait sûrement pas de lui voler la vedette...

Immolant au passage un ennemi occupé à incanter un sort, Malkar se dirigea vers Beomis. Il dut reconnaître que son adversaire était impressionnant : physiquement presque à l'égale de l'archimage, sa stature était encore rehaussée par sa robe rouge brodé de fils d'or. Voulant profiter de l'ébahissement du grand-prêtre, Malkar tenta de une attaque surprise et projeta vers lui un éclair destiné à lui griller le cœur. Las, l'homme était prompt, et son visage passa rapidement de la stupeur à l'amusement quand il para l'attaque d'un simple sort de protection.

- Voilà donc le responsable de la perte de mes fidèles officiant à Hautedune, je suppose. Bien, ton sacrifice fera grand plaisir à notre seigneur.

Sans perdre de temps en palabre, Malkar tenta une nouvelle attaque, qui fut elle aussi parée. Enchaînant les sorts et les contres-sorts, les deux hommes durent rapidement se rendre à l'évidence : ils étaient de force égale. Seulement, là où Malkar était épuisé, son adversaire disposait encore de réserves conséquentes. Il allait devoir ruser.
Réunissant pratiquement toute ses dernières force, l'archimage cracha un puissant torrent de flammes, si chaud que le métal sur la trajectoire se mit en partie à fondre. Il ne pouvait voir son adversaire à travers une telle vague or et vermeille, mais il le sentait dévier petit à petit les flammes. Cependant, Beomis aussi, était aveuglé par le feu. Utilisant ses deux mains encore libres pour former de complexes signes, Malkar lança un sort très simple. Le métal, ayant atteint son point de fusion, se coula lentement vers le grand-prêtre qui fut crucifié de douleur lorsque ses jambes se mirent à brûler puis à fondre. En perdant toute sa concentration, il relâcha ses défenses et périt carbonisé par les flammes ardentes.
Malkar s'effondra sur le dos, haletant. Il eut l'impression que ses propres organes étaient également en feu tant tout son corps lui faisait mal. Il daigna malgré tout faire un dernier effort et tourna la tête de façon à voir comment s'en sortait Aedis.







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Aedis DarrekAventuriere Féminin Messages : 255
Age : 22
Inscrit le : 22/01/2013
Lun 30 Sep - 9:30
    Aedis attrapa le médaillon au vol et l'enfila. En voyant Malkar faire, elle avait failli lui renvoyer en râlant : lui affronterait le grand machin, alors qu'Aedis, elle, aurait juste à donner quelques coups d'épée dans des sbires pas bien solides. Mais il devait savoir ce qu'il faisait, et la demoiselle se sentait invincible, passant à travers les éclairs en ricanant. Les mages la regardaient traverser leurs flammes magiques et leurs éclairs flamboyants avec un air catastrophé. La plupart d'entre eux étaient nus, sans leurs pouvoirs, et ne purent échapper au courroux de la chevaleresse. Ça manquait un peu de challenge, et elle se résigna à devoir aider un peu Malkar (en plantant un peu de métal dans le corps de son adversaire, par exemple) quand un des mages se posta devant elle. Il avait une lame en main, et sourit d'un air carnassier : apparemment, cette épée était bel et bien réelle. Est-ce qu'il saurait s'en servir ? Il paraissait jeune, et sa prise en main sur la fusée était un peu tremblotante : lui vraisemblablement passait plus de temps dans ses livres que sur le champ d'entraînement. Aedis aurait parié que ses mains étaient encore lisse, contrairement aux siennes qui étaient calleuses et un peu rêches. Toujours est-il qu'un choc violent, alors qu'Aedis plongeait en avant sans grâce ni technique. Quand les deux lames s'entrechoquèrent, le mage lâcha un cri de surprise et lâcha son épée. Penaud, il recula de quelques pas et tenta de s'enfuir : la demoiselle n'eut qu'à faire un bond en avant pour cueillir son cou d'un geste rapide et précis.
    Nettoyant les environs dans trop de soucis, elle baissa sa garde : n'était-elle invulnérable à la magie ? Se dirigeant vers les deux mages qui restaient, outre le chef, elle les vit lever les bras en marmottant leurs salamalecs et eut soudainement très froid. Le bout de ses doigts bleuit, et elle vit les deux hommes avoir un petit sourire satisfait, tout en se concentrant ; leurs veines au cou et au front ressortir comme sur le coup d'une grande concentration. Frissonnant, la jeune femme se put s'empêcher de râler sur cette foutue magie qui ne durait jamais : le médaillon flanchait, soit que la magie en lui soit épuisée (comme son épée qui était tout à fait normale maintenant), soit que le gars qui les avait enchanté était passé par le fil de son épée. Elle ne savait pas comment ces histoires fonctionnaient, mais justement, là, ça ne fonctionnait plus. Quelque chose lui disait néanmoins que plutôt que complètement disparu, le pouvoir du médaillon s'était juste étiolé, et que les deux mages auraient simplement dû la geler sur place.
    Malgré son envie de se blottit dans une couverture au coin d'un feu, elle se dirigea lentement vers les deux hommes. Ceux-ci ne s'y attendaient pas, et Aedis, les surprenant, réussit à les tuer, l'un en l'obligeant à tenir ses entrailles s'il voulait continuer à digérer, l'autre en perçant simplement son abdomen d'un coup sec. Elle en fut soulagée, car le givre qui commençait à apparaître dans ses cheveux et sur ses lèvres commença à partir de façon tout à fait naturelle. Se tournant enfin vers son amant, elle fut soulagée de voir que son combat était terminé... Et le vit s'effondrer et se tourner vers elle. Courant à sa rencontre, elle se mit à genou, et releva la tête de Malkar pour la poser sur ceux-ci. Doucement, elle prit la parole et posant sa main sur la joue de son amant :

      - Toutes mes félicitations... Peut-être aurais-tu dû garder cette babiole...

    Aedis enleva le médaillon et le mit dans la main de Malkar. Elle releva la tête quand un rugissement sourd gronda aux alentours, et vit la main (maintenant accompagnée d'un avant-bras titanesque) être aspirée dans la tour du lumière. Celle-ci se résorba, et termina dans une implosion qui aveugla Aedis. Est-ce que c'était réglé ? Se mordillant les lèvres, la demoiselle se tourna vers le mage toujours allongé à ses côtés :

      - C'est tout ?







un domaine près de Château-Rouge
une épée bâtarde
pouvoir de changer la bière en eau de mer

semi-humaine / chevaleresse, 26 ans
"Je suis fière d'être ce que je suis... Si j'ai des regrets ? Oui, comme tout le monde. Mais mon domaine seul ne me satisferait pas. On me dit parfois que le mercenariat est une déchéance pour un chevalier. Je ne suis pas d'accord. Oooh ! Un dragon d'or par terre !"



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MalkarConteur Masculin Messages : 419
Inscrit le : 26/04/2013
Lun 30 Sep - 16:50
Malkar ferma les yeux quelques instants, savourant le contact de la main contre sa joue, tout en absorbant les quelques résidus de magie encore présent dans le médaillon. Il se redressa lentement, avec l'aider d'Aedis et inspecta les environs avant de répondre :

- Oui, c'est fini. Du moins, le danger le plus immédiat est écarté. J'enverrais un rapport sur ces événements à quelques personnes d'influence pour que les derniers reliquats de ce culte soient traqués. Aides-moi donc à me lever.

S'appuyant sur l'épaule de son amante, le mage se releva difficilement.

- Alors, qu'est-ce que ça fait d'avoir désormais pour ennemis un culte de fous et un démon extrêmement dangereux ?

Malkar se mit à rire doucement puis à tousser fortement. Reprenant son souffle, il s'interrogea sur la façon dont ils allaient pouvoir se sortir de là : ils n'étaient plus que trois et la tour grouillait encore d'ennemis sans doute désorganisés mais avides de vengeance. Cependant, il dut cesser de réfléchir lorsqu'il sentit ses jambes céder sous lui et son esprit défaillir. Il eut vaguement l'impression d'entendre des voix l'appeler avant de céder à l'inconscience...

Noir. Tout était noir. Sans doute serait-il plus facile de voir avec les yeux ouverts. Alors Malkar réunit ses forces et ouvrit d'abord un œil, lentement, puis l'autre. Il n'était pas mort, de toute évidence. Tout du moins, il pensait que la mort était moins douloureuse. Et sans doute ne dormait-on pas sur un lit rembourré, aux Enfers. Il se redressa péniblement en maugréant des imprécations à moitié inaudibles.
Une voix féminine lui fit échos, tout près.

- Il vaudrait mieux ne pas trop bouger.
- Aedis ? Non... Qui ?
- Tabra. Votre compagne va bien, elle est sortit un instant.
- Je vois. Que s'est-il passé ?


La femme s'approcha, récupéra une carafe d'eau pour en remplir un gobelet qu'elle tendit à Malkar. Il but avidement en écoutant la réponse :

-Eh bien, vous vous êtes effondré au sommet de la tour, à moitié mort de fatigue. C'était il y a deux jours. Aedis et moi en étions à nous demander comment vous sortir discrètement de là. Finalement, mes hommes nous ont rejoint à peine quelques minutes plus tard. L'ennemi était en fuite, désorganisé et démoralisé après avoir... sentit, je suppose, la mort de leur dieu.
- Pas un dieu. Et il n'est pas mort.
- Soit. Dans tous les cas, nous avons vaincu. Château-Rouge enverra sans doute des troupes sous peu, afin de traquer les survivants dans les forêts.
- Je ne comprend pas... nous avions laissé une forte résistance dans la tour. Je doute que quelques miliciens aient vaincu une armée de mage accompagnée d'un démon.
- Ils n'ont pas eu à le faire. Les mages étaient au sol, tétanisés. Un effet secondaire de leur rituel je présume, mais je vous en laisse juge. Quant au démon, ils n'ont retrouvé qu'une armure vide et froissée comme un bout de parchemin.


Malkar hocha la tête. La situation lui convenait parfaitement ainsi. Il demanda également à manger, son estomac grondant de fureur. Un banquet serait bientôt dresser, lui assura-t-elle, mais elle partit tout de même à la recherche de nourriture, promettant aussi de trouve Aedis en chemin.







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Aedis DarrekAventuriere Féminin Messages : 255
Age : 22
Inscrit le : 22/01/2013
Lun 30 Sep - 18:35
    Quand Malkar tenta de se relever, elle faillit faire un commentaire qui aurait ressemblé à "tu n'es pas en état, attends un peu" ; mais elle savait bien que si c'était la situation inverse, elle aurait détesté qu'on l'infantilise et la rabaisse de la sorte. Elle ne dit donc rien, se contentant de se mordiller la lèvre inférieure et de supporter le mage pendant qu'il se relevait. Il trouvait encore le moyen de plaisanter, c'est que ça n'allait pas trop, mal non ?

      - Eh bien, je...

    Elle n'eut guère le temps de finir sa phrase qu'elle sentit tout à coup tout le poids du mage peser sur son épaule. Bien plus petite et maigrichonne que son amant, elle ploya et tomba à genoux en tentant de soutenir Malkar, pour éviter qu'il ne se fasse mal. Elle réussit à le rattraper en le faisant glisser sur son dos, et souffla lourdement. Doucement, elle le fit glisser au sol, et posa sa main sur le front de l'archimage. Il était brûlant. Se tournant vers Tabra, elle commençait à paniquer. Des ennemis pouvaient arriver n'importe quand ! Comme donc allaient-elles faire pour s'occuper de toute la populace des étages inférieurs en portant l'espèce d'armoire à glace qui s'était évanouie là ?
    C'était un mystère, mais elles n'eurent guère le temps d'y réfléchir, car des bruits de pas précipités raisonnèrent, ainsi que des éclats de voix, depuis l'escalier qui menait au sommet. A nouveau en garde, Aedis fut soulagée de voir que ce n'était que les renforts qui arrivaient. Baissant sa lame, elle se dirigea vers les hommes, leur expliquant la situation, et surtout leur intimant l'ordre de trouver un brancard. Ce qui fut fait plutôt rapidement, à la grande surprise de la bâtarde.
    Bien désolée de ne pouvoir s'occuper de son amant, elle resta à ses côtés durant toute la descente. Quand ils arrivèrent au bas des marches, ils eurent droit à une ovation. La demoiselle n'en revenait pas : tous les habitants devaient s'être réunis, acclamant les deux étrangers. Cette victoire avait un goût doux-amer pour la chevaleresse, qui ignorait si ce qu'avait Malkar était grave ou non. Elle se sentait bête, inutile, et terriblement désolée.
    Tous voulurent déjà fêter la fin de l'oppression, mais la jeune femme n'avait pas le cœur à la fête. Au chevet de Malkar, qui avait été déposé dans une maison non loin de la place centrale du village (celle de Tabra, apparemment), elle attendait qu'il se réveille, qu'il y ait un quelconque signe d'amélioration, de changement. Rien. Agacée par cette absence, elle finit par se lever quelques heures plus tard, et de méthodiquement démolir chaque mannequin qui se présentait à elle. En nage mais loin d'être calmée, la chevaleresse termina sa journée avec un maigre repas qu'elle eut du mal à avaler, et se rendit à nouveau au chevet du mage, où elle s'endormit.
    C'est ainsi qu'elle passa les deux jours de la convalescence de Malkar : dormant à son chevet la nuit, se vidant les idées de manière primale le jour.
    Elle était d'ailleurs en train de découper en tranche le bras d'un pauvre épouvantail innocent quand Tabra vint à elle, un sourire jusque derrière les oreilles sur le visage. Aedis comprit en voyant son expression que Malkar allait sans doute mieux ; aussi suivit-elle la jeune femme jusqu'au chevet de l'homme sus-nommé.

      - Malkar ! Je suis heureuse de voir que tu es de retour parmi nous ! Tu m'as fait peur...

    C'était vrai, mais peut-être n'aurait-elle pas du le dire ? Qu'importe ! Il était en bonne santé. Et, enfin, les festivités purent commencer. Le banquet était somptueux, presque royal ; et en comparaison avec la frugalité des mets de leur voyage, c'était encore mieux. Ils passèrent la soirée à manger (bien), à boire (beaucoup), à chanter (faux) et à danser (mal).
    Quand Aedis vit que Malkar tombait de fatigue, elle arrêta là les frais, s'excusa et traina le mage jusqu'à sa chambre. Il n'était pas encore tout à fait remis, du repos lui ferait le plus grand bien. S'allongeant à ses côtés doucement pour ne pas lui faire mal, elle prit la main du mage dans la sienne (ou plutôt cala sa petite mimine dans la paluche de son amant), et sourit :

      - Tabra te conseille de rester te reposer au moins trois jours. Tu as été durement éprouvé, et bien que je n'ai aucune connaissance magique... Ta fatigue est bien réelle, ce serait une bonne idée que tu ne repartes pas tout de suite.

    Venaient ensuite les sujets qui fachent. Baissant les yeux, mais s'approchant du corps de Malkar, elle murmura :

      - Tu as des obligations, je présume... Où iras-tu après tout ça ?







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MalkarConteur Masculin Messages : 419
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Lun 30 Sep - 19:49
Malkar étant encore éprouvé par les récents événements, les festivités, et surtout l'alcool, eurent vite raison de lui. Il apprécia donc la main secourable d'Aedis l'aidant à se mettre au lit.
Jamais matelas ne lui avait semblé si confortable. Et la bière aidant, il dut lutter pour se tenir éveiller. Il approuva les dires d'Aedis :

- Ca pour être fatigué... Ma vie n'est pas en danger, ne t'inquiète donc pas tant. J'ai simplement trop puisé dans mes réserves. Et cette maudite tour agissait comme une sorte de piège à magie. Ca m'a vidé, voilà tout. Je devrais peut-être étudier ça de plus près... Mais, oui, je vais rester un peu. Pas aussi longtemps, cependant.  

Le mage bailla longuement, puis serra son amante contre lui, profitant de sa chaleur.
La question suivante lui parut bien moins innocente qu'elle n'en avait l'air. Il avait un temps tenté de se convaincre qu'Aedis et lui ne faisaient que profiter l'un de l'autre pour rendre certains moments plus agréables. Quel mal y avait-il à cela ? Lorsque l'on peut mourir à chaque instant, il vaut mieux savoir profiter des bonnes choses de la vie. Mais il n'était pas aveugle : leur relation avait petit à petit dépassé ce cap. Et puis il l'aimait beaucoup, sans vraiment savoir si c'était une bonne ou une mauvaise chose...

- Je serais prêt à partir dans deux jours. Si nécessaire, la magie m'aidera à soigner mon corps. Je dois retourner aux Pic Noir, dans les Âpres-Pic. Tu y es la bienvenue, si tu le désire. Même si je doute que tu trouve les lieux très accueillants.

Qu'espérait-il au fond, qu'elle accepte ou qu'elle refuse ?







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Aedis DarrekAventuriere Féminin Messages : 255
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Inscrit le : 22/01/2013
Mar 1 Oct - 13:10
    Aedis plongea son visage dans le cou de Malkar. Elle n'avait aucune envie que ces moments se terminent... Ils avaient beau avoir frôlé la mort, elle s'était bien amusé avec le mage. Outre les combats, plus qu'épiques, s'étalait maintenant cette gloire d'avoir sauvé le monde. La chevaleresse regrettait simplement que ce ne soit qu'une gloriole qui ne s'étendrait guère au-delà de la région : qui à Château-Rouge l'encenserait pour avoir aidé à renvoyer cette entité de là où elle venait ? Sans doute personne. Et puis, avec Malkar... Elle se mordilla l'intérieur des jours, et posa ses lèvres contre le cou du mage.
    Celui-ci lui déclara rester deux jours, guère plus. C'était court aux yeux de la semi-elfe. Elle frissonna, et soupira :

      - Je ne suis pas certaine que la magie t'aide à te requinquer. Je veux dire... Ça n'utilise pas de ton énergie ?

    Enfin, elle donnait son avis de néophyte. C'était sans doute des bêtises. Elle reprit en se pinçant les lèvres :

      - Je ne connais pas du tout les environs des Âpres-Pics... Ce serait une bonne occasion de les visiter, mais... Je crois que je devrais retourner chez moi, près de Château-Rouge. Cela fait déjà un certain temps que je n'ai pas donné de nouvelles chez moi... Je comptais rentrer après avoir eu ma prime, mais j'ai été enlevée par un beau mage...Elle eut un pâle sourire. Je suppose que tu ne peux pas venir avec moi ?







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MalkarConteur Masculin Messages : 419
Inscrit le : 26/04/2013
Mar 1 Oct - 17:25
Malkar soupira et offrit un triste sourire à sa compagne :

- Ce serait avec plaisir, mais je dois refuser. J'ai des obligations à remplir. Et, après les événements récents, des mesures à prendre, des personnes à voir, et sans aucun doute une masse considérable de documents à compléter et signer.

Il chercha quelques instants ses mots, voulant se montrer réconfortant, mais son esprit se brouillait à mesure que la fatigue le rattrapait. Puis le sommeil vint.

Il se réveilla alors que le soleil était déjà haut dans le ciel. Un clapotement irrégulier venait de la pièce voisine, accompagné d'une douce odeur de fleur. Le mage, souriant, se débarrassa de ses vêtements et se dirigea vers le bruit pour y trouver Aedis occupée à ses ablutions dans un grand baquet en bois. Il s'approcha doucement et posa un baiser sur sa nuque tout en glissant sa main sur le corps humide jusque sous l'eau. Après tout, ils avaient encore un peu de temps...

Ils passèrent une partie de la journée à se prélasser, tandis que la soirée les vit conviés à un nouveau banquet. Être des héros avait l'avantage de ne pas vous laisser sur votre faim.







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Aedis DarrekAventuriere Féminin Messages : 255
Age : 22
Inscrit le : 22/01/2013
Mer 2 Oct - 7:09
    Aedis se réveilla et regarda le mage encore profondément endormi. Elle sourit, surprise : c'était sans doute la première fois qu'elle se réveillait avant lui. Elle leva les yeux au ciel : c'était un entêté qui allait finir par se tuer à la tâche ; il comptait repartir dans les deux jours ? Grand fou, il n'était vraiment pas remis.
    Se levant tout doucement, elle sortit et alla à la cuisine : il n'y avait personne. Sans doute étaient-ils tous sortis remettre les choses en place dans le village. Prenant un peu de pain, de fromage, elle cassa la croute et soupira d'aise. Il lui restait cependant quelque chose à faire avant de pouvoir à nouveau se montrer en public. Elle se rendit dans la salle qui servait de pièce d'eau et prit un baquet qui traînait là ; l'eau était glaciale, mais propre. C'était suffisant pour faire le bonheur de la chevaleresse, qui n'avait pas vu d'eau depuis fort longtemps. Se dénudant et plongeant dans l'eau, elle s'observa sous toutes les coutures : quelques nouveaux bleus avaient fleuri sur sa peau, mais son quota de cicatrices restait stable. Tant mieux.
    Lavant rapidement ses cheveux, elle finit par se détendre au fond du baquet. Elle se sentait bien, malgré le froid et... Elle sursauta brusquement, avant de sourire. Malkar venait de la rejoindre, apparemment bel et bien réveillé. Frémissant au contact de ses mains chaudes, elle se tourna vers lui et l'embrassa.

    * * *

      - Encore ?

    L'estomac de la demoiselle n'en pouvait plus, et Tabra revenait avec un nouveau plat à l'aspect fort aguicheur. Aedis finirait par exploser, à ce rythme. Et d'où sortaient toutes ces réserves ? La semi-elfe n'en revenait pas.

    * * *

    Et voilà. C'était l'heure de s'en aller. Aedis trouvait toujours à Malkar des traits tirés, mais il était assez grand pour savoir ce qui était bon pour lui. Ils étaient tous les deux à côté de leurs chevaux,prêts à monter, avec les fontes pleines de nourriture (la chevaleresse soupçonnait les rations d'être plus lourdes qu'elle-même), et prenaient des directions différentes. Les pistes étaient nettes, et même la demoiselle ne risquait pas de se perdre ; elle irait en suivant les chemins, hors de question de reprendre la mer. Ça prendrait plus de temps, mais elle en avait soupé du mal de mer et de ces âneries. Regardant Malkar, elle eut un sourire un peu crispé :

      - Eh bien...Bon voyage...







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