[Espace Onirique] A quoi rêvent les poltrons ?
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Sam 18 Juin - 23:09


Inandril s'éveilla et ouvrit ses yeux clairs. Un grand ciel bleu, parcouru de nombreux nuages sombres, lui faisait face. Une agréable bise caressait son visage et emmêlait ses cheveux, bien que le fond de l'air était froid. L'Elfe songea que quelque chose n'allait peut-être pas si bien que ça lorsqu'il réalisa que sa jambe et son bras gauches pendaient dans le vide, mais il n'en fit pas un si grand cas. De son bras qui touchait encore le sol ; il se releva. Sa bouche était pâteuse et sa tête plus lourde qu'il ne l'aurait cru. Avait-il bu, hier soir ? Et où était-il ? Tant de question. L'archer fit la moue. Une mer de nuage courrait sous ses pieds. On n'y voyait pas le sol, on n'y voyait pas le ciel ; tout n'était que nuages, blancs, gris ou presque noirs.
D'autres courants, plus ou moins vaporeux, parcouraient ce qu'il appellerait le ciel, à défaut de meilleur terme. Le ciel d'en hait ? Un pléonasme indigne d'un membre de sa si noble race. Inandril se gratta la tempe. Il ne se souvenait pas être venu ici. Il ne se souvenait de pas grand'chose. Lentement, il se força à se relever, et remarqua son arc et sa tiare près de lui. Enfin, sa tiare... Oui, c'était sa tiare, non ? Il l'enfila au-dessus de la capuche de sa cape, et empoigna son arc. Il se sentait mieux avec son arc, même s'il n'avait pas de carquois.

A mouvement toujours lent, il détacha son regard de l'horizon de nuage, et se retourna. Il découvrit une ville, et se dit qu'il était déjà venu ici, sans jamais y avoir mis les pieds. Étrangement, ce sentiment le réconforta. Il fit un pas, puis deux ; il repéra les immenses hélices qui tournoyaient au-dessus de la ville. Au-dessus d'elles s'accumulaient de noirs nuages. Qu'étaient donc ces choses étranges ? Il n'en avait jamais vu. Il était bien sûr que les arbres de sa forêt n'étaient pas surmontés par de telles choses. Levant un peu plus la tête, il remarqua qu'une hélice, plus grosse que toutes, semblait former le sommet de la ville aux maisons bigarrées. A sa cime, un amas de nimbus plus gros et plus noirs que les autres s'était regroupé. Intrigué, l'Elfe décida de s'y diriger.
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ZebeastGardeMessages : 622
Inscrit le : 31/05/2011
Sam 18 Juin - 23:38
Gné ? Oui, "gné". Pas "gni" pas "gnou" pas "gna", rien d'autre qu'un "gné" tout beau, tout court, et tout chamboulé de ne pas sentir les écorces de la branche sur laquelle Dimyr s'était assoupi lui écorcher le dos à travers sa grande cape rouge. Suivit d'un "AHHHHH" qui résonna dans l'assemblée beaucoup trop silencieuse à son goût et d'un "je-déboule-les-escaliers-qui-avaient-remplacés-la-dite-branche" pour se retrouver dans une position trop compliquée pour qu'elle soit décrite ici, tout en bas des marches, avec une très mauvaise impression. Celle de ne pas être là où il devait être et de s'être cassé quelque chose. Cette impression s'amplifia nettement lorsque les yeux de ce couillon d'alchimiste daignèrent enfin se replacer dans les bons trous, et que devant eux s'étendait un espace trop étrange et trop inconnu pour que Dimyr le Poltron, premier du nom et seul de sa lignée, ne court pas d'emblée se réfugier en tremblant derrière ce qui semblait être une statue.

Il était déjà venu ici. Ou pas. Cette sorte de sentiment de déjà-vu ne voulait pas le quitter mais en fait, on s'en fout. Qu'est-ce qu'il faisait ici, nom de Dieu ?! Les yeux écarquillés, la tête bougeant nerveusement de gauche à droite et de droite à gauche et de haut en bas et de bas en haut et, bref, vous avez compris, ses doigts se crispèrent sur...un bras. Un bras ? UN BRAAAAAAS, IIHHHHH ! Le bras de la statue, ducon, le bras de la statue. Une fois qu'il fut sûr et certain que c'était bien une statue et pas quelque chose d'autre qui l'aurait sauvagement prit de surprise en l'attaquant et en le tuant, le brun prit une grande respiration, afin d'essayer de se calmer. Il n'aimait pas cet endroit. Il n'aimait PAS. CET. ENDROIT. Et ce fut cette phrase que Dimyr se répéta au moins une bonne centaine de fois en boucle dans sa tête comme si ça allait changer quelque chose.

Au moins, il n'y avait personne. À première vue. Juste une énorme hélice qui trônait juste au dessus de sa tête, ce qui l'agaçait tout particulièrement. Comment voulez-vous qu'il entende les ennemis si elle s'obstinait à faire autant de bruit ? Néanmoins, l'idée de sortir de sa cachette et d'aller ailleurs ne sembla pas lui passer par la tête, et si l'idée fut, ne serait-ce qu'une seconde, Dimyr la balaya bien vite à grands coups de "SI JE SORS JE VAIS ME FAIRE TUUUEERRRR". Il l'aurait fait s'il avait aperçut la forme humaine qui commençait à se rapprocher dangereusement de lui. Mais il ne vit rien du tout et ne bougea pas d'un millimètre, trop absorbé à essayer de retenir les larmes de panique à la frontière de ses cils.


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InvitéInvité
Dim 19 Juin - 0:35
L'Elfe avançait, doucement. Un sentiment de malaise grandissait en lui, imperceptiblement. Une sensation insidieuse, qui rampait sous la peau de ses doigts, sous son cuir chevelu, entre ses côtes et sur les tendons de ses jambes – mais comme à son insu ; parfois elle apparaissait, et le forçait à s'arrêter, le souffle court, collé contre un mur aux briques extravagantes. Il lui semblait alors que le ciel était plus bas, plus lourd, plus menaçant. D'étranges mots lui venaient en mémoire, et ne le quittaient plus. Ils le hantaient des secondes durant, qui lui paraissaient être des heures. A l'instant même, ils les entendaient encore : « Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle, Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis, Et que de l'horizon embrassant tout le cercle, Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits... » Et puis plus rien.

Soudain, le ciel était clair et bleu ; son souffle normal et son visage, frais de toute terreur, était à nouveau digne et composé. L'atmosphère changeait ainsi à chaque pas. Tantôt il traversait une foule de fantômes, multitudes de visages flous et grimaçant ; tantôt il se frayait un chemin parmi la joyeuse excentricité d'un carnaval des plus lumineux. La foule l’entraînait elle-même vers la Grande Hélice – car tel était son nom, il s'en souvenait sans jamais l'avoir su. L'inquiétude grondait maintenant en ses veines ; un bruit sourd et rocailleux battait dans ses oreilles. Il sentait le danger venir et, au même moment, ne pouvait plus reculer ; la masse humaine – ou elfique, ou naine, ou fantôme, il n'en savait plus rien – la masse se refermait derrière lui, et on le forçait maintenant à avancer.

Ses pieds glissaient sur les pavés trempés d'une bruine invisible ; les cieux étaient gris et menaçant. Au plus il se débattait, au plus de mains l'empoignaient et le poussaient en avant, vers la tour immense et fantasque qui soutenait l'Hélice. Jouant des pieds et des mains, pris dans les sables mouvants de mille doigts et mille poings inconnus, qui surgissaient de tous les côtés, Inandril n'était désormais plus que terreur. Une terreur vive, hurlante ; qui écarquillaient ses yeux et paralysaient ses membres. On le prenait aux bras, on le prenait aux jambes ; on le prenait aux épaules, on le prenait aux pieds ; au torse, à la gorge, au visage, il ne respirait déjà plus...

… Et au moment où n'était plus qu'une lente descente aux Enfers avant l'apogée du réveil, où toute n'était plus que noirceur et étouffement et angoisse, plus rien. Il déboula sur une petite place carrée; derrière lui, il n'y avait plus qu'un mur. Plus de rue, plus de foule. Mais une débauche de statues et de buissons forts bien taillés ; qui menaient à un grand escalier, qui menait à la tour. Qui elle-même menait à la Grande Hélice, dont le vrombissement vrillait ses pauvres oreilles avec véhémence. Inandril fit un pas, puis deux. Le bruit était atroce. Le cœur de l'Elfe battait la chamade. Et il y avait un être, là-bas ; un individu. L'archer pensa lui décocher une flèche, puis se ravisa. Pour des raisons étranges, il lui semblait d'une importance capitale d'aller s'entretenir avec lui. Un pas, puis un autre, et ce qui avait eu l'air d'être plusieurs mètres se réduisit à une fraction de secondes.
Il était maintenant face à l'inconnu, dont il ne voyait que le dos. De cet inconnu se dégageait la plus intrigante des auras ; la plus irritante aussi. Était-ce donc là un humain ? Un de ceux dont on lui avait tant parlé ? Comment aurait-il pu le savoir ! De là, il ne voyait qu'une cape rouge, fort miteuse, et au haut col.
En cas de doute, se raccrocher à ce qu'on connaît. Inandril entreprit donc de le saluer à l'elfique, en lui plantant une main ferme et virile entre l'épaule gauche et le cou.
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